Jean BROSSELIN

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Mon père, Jean Brosselin , est mort lundi 31 mars 2014. Libre penseur, il a fait don de son corps à la faculté de médecine de Rennes.

il a écrit, le 4 août 2010:

"Si vous avez l'amitié de vous souvenir de moi, ne m'infligez jamais une minute de silence qui consacre le néant. Rappelez-vous que ma vie est celle d'un révolté qui lutte pour la justice sociale, respectez ma volonté en chantant l'Internationale, ce magnifique chant d'Eugène Pottier qui clame la révolte, l'espoir et la confiance dans la lutte pour un avenir lumineux. Merci".

Sylvie BROSSELIN

Chère camarade,

C’est avec beaucoup de tristesse que j’apprends le décès de votre père que j’ai connu à la Fédération. Je vous présente ainsi qu’à  toute votre famille mes sincères condoléances au nom de notre association dont Jean était un fidèle adhérent. Christian Austruy fera le nécessaire sur le site de Libé PTT. Mon épouse, Edith Daubricourt a bien connu Jean, elle a été plusieurs années avec lui au Bureau Fédéral de la CGT des PTT. Elle vous présente également ses condoléances. 

Charles Sancet, secrétaire général de “Libération Nationale PTT – ANACR”

 

Jean BROSSELIN

 

J'ai exercé mon "activité" dans l'Ain et ma seule implication avec les PTT a été le sabotage des liaisons téléphoniques entre le PC des troupes d'occupation de LAGNIEU et ceux de la Luftwaffe d'Ambérieu : Coupure des lignes longeant la voie ferrée.

J'ai été arrêté par la "Feldgendarmerie" dans le train qui allait d'Ambérieu à Lyon où je me rendais pour écouler des photos du général de Gaulle à des sympathisants, ceci pour subvenir à l'entretien d'aviateurs britanniques hébergés dans une ferme.

C'était en mai 1944. Je fus transféré à l'école de santé militaire de l'Avenue Berthelot à Lyon où sévissait Barbie. Je n'ai pas subi la torture parce que j'avais fait disparaitre les photos compromettantes sur le pont Gallieni pendant le trajet qui m'emmenait de Perrache à l'école de Santé.

Je n'ai pas compris la libération rapide de mon incarcération, mais j'ai imaginé que la Gestapo voulait remonter la filière car j'avais procuré carte d'identité et certificat de travail à un Italien d'Ambérieu, qui s'était fait arrêter près de Pontarlier et qui avait craché le morceau! Le débarquement m'a sans doute évité une aventure fatale.

Ci-dessous, la photocopie d'un document du mouvement de Libération Nationale signé d'Yvon Morandat qui relate une partie de mon implication comme combattant volontaire de la Résistance.

Jean BROSSELIN

 

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