Commémoration de la Libération de Paris

Le mardi25 Août 2015

à la Recette principale de Paris Louvre :

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 Mardi 25 août 2015, les postiers commémorent la libération de la Recette principale de Paris Louvre en août 1944, lors des combats de la Libération de Paris.

 

Charles SANCET, secrétaire général de « Libération Nationale PTT – ANACR » a prononcé une intervention après celles des responsables syndicaux, Joël Ragonneau et Sylvie Bayle.

 

Intervention de Sylvie Bayle

"Soixante-dix ans nous séparent de la victoire des peuples qui mit fin à cinq années d’une déflagration comme l’humanité n’en avait jamais connu, d’une guerre terrible, mondiale, accouchant d’un charnier de cinquante millions de morts, de l’extermination méthodique de tout un peuple, de pays exsangues et abasourdis sur les ruines d’une idéologie dévastatrice qui plaçait en son cœur l’inégalité des races et la violence la plus extrême".

"Dans la nuit noire du nazisme, des hommes et des femmes bravèrent avec un courage inouï la loi du sang. Ces résistants cherchèrent à bâtir au cœur des ténèbres, au sein du Conseil national de la Résistance les fondations nouvelles d’une société enfin débarrassée des causes de la guerre, des dominations et des inégalités de toutes sortes, de l’égoïsme et de loi de l’argent ; débarrassée, enfin, de ces querelles identitaires qui ne peuvent mener qu’au pire, pour poser les bases d’une société commune et promouvoir les droits sociaux et humains".

"Ces résistants, dans leur diversité, cherchèrent à bâtir au coeur des ténèbres, au sein du conseil national de la Résistance, les fondations nouvelles d’une société débarrassée des causes des guerres, des dominations et des inégalités de toutes sortes, de l’égoïsme, de la loi de l’argent et des querelles identitaires qui ne peuvent mener qu’au pire".

"D’autres s’employèrent, avec la charte des Nations Unies à créer dès la fin de la guerre une solidarité entre les peuples. Trois années plus tard, la Déclaration universelle des droits de l’homme était adoptée, permettant d’inscrire dans le marbre les principes fondamentaux qui garantissent la dignité de chacune et de chacun".

"Grace au souffle puissant de la libération, ce fut aussi la création du premier statut de a fonction publique, établissant la distinction du grade et de l’emploi, la gestion des personnels au sein d’organismes paritaires, la reconnaissance du droit d’adhérer à un syndicat, la création d’un régime général de la Sécurité sociale par Ambroize Croizat assurant à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par leur travail, la nationalisation du système bancaire, des grands moyens de production ayant été assujettis aux forces d’occupation par un patronat ayant pour une large part sombré dans la collaboration, la création des conventions collectives".

"Oui, le peuple français a pris part à sa libération. Combien de maquisards, des résistants, d’internés, hommes ou femmes, n’ont pas connu cette libération alors que pourtant ils en ont été les acteurs principaux ! Aussi il est utile, 70 ans plus tard, de s’arrêter sur cette page d’histoire, sur celles et ceux qui furent les combattants de l’ombre et, plus particulièrement, parmi eux les postiers et les télé communicants".

"La Résistance n’est pas née subitement. Si elle a pu prendre corps, c’est qu’au regard des événements d’avant- guerre des hommes et des femmes avaient ressenti le danger fasciste et s’étaient déjà engagés, syndicalement et politiquement dans la lutte contre ce péril quimenaçait l’Europe".

"Pourtant, tout avait été fait dans les années précédentes pour que ce soit le reniement qui l’emporte, mais c’était sans compter sur les fortes convictions, la pugnacité, la ténacité et le courage de celles et ceux qui avaient choisi le camp de l’honneur".

"Les Résistants de la première heure n’étaient certes pas nombreux, mais ce sont eux qui ont constitué toute une organisation par un travail lent, pénible et dangereux. Les réunions clandestines se multiplient, les premiers comités populaires se créent dans les centraux PTT parisiens, puis peu à peu, s’élargissent pour gagner l’ensemble des bureaux de poste de la capitale, les centraux téléphoniques, les bureaux-gares, les bureaux de banlieue. Dans chaque groupe qui se créait, il y avait des responsables aux sabotages, aux renseignements, à l’organisation, au recrutement. Ce système a permis une extension à tout leterritoire de la Résistance dans notre administration".

 

Un dépôt de gerbe avant la minute de recueillement clôturait cette traditionnelle cérémonie en hommage aux victimes PTT de ce grand centre postal.

 

 

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