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PANNEAU 9 - Les combats libérateurs.

Avec les débarquements en Normandie (Juin 1944) puis en Provence (Août 1944), la Résistance prend un élan nouveau. La volonté de traquer et de chasser l'occupant se généralise. Les maquis harcèlent et paralysent les déplacements de l'ennemi dont la férocité se fait plus grande.

L'exposition fait état d'Oradour-sur-Glane, où le massacre de la population, femmes et enfants compris, fut particulièrement atroce. Mais cet exemple n'est pas unique. Un peu partout dans ses déplacements, les colonnes de la Wehrmarcht laissent derrière elles ruines et cadavres.

L'action de la Résistance est décisive. Le Général Eisenhower a pu dire qu'elle avait correspondu à la valeur de quinze divisions armées. Nombre de régions se libèrent seules, faisant les allemands prisonniers ou les contraignant à poursuivre leur exode vers le Nord et l'Est.

Dans les grandes villes, on assiste à une levée en masse des habitants qui prêtent main forte aux Forces Françaises de l'Intérieur (FFI).

Bien sûr, la libération de Paris est mise en relief.

On sait le rôle qu'a toujours tenu la capitale dans l'histoire de notre pays. Mais cette libération a pris un caractère symbolique. C'est la seule capitale européenne qui se soit libérée elle même avec le concours, certes, des Forces Françaises Libres (FFL).

La nouvelle provoque partout où elle est connue - et en particulier dans les camps de la mort allemands - un enthousiasme inouï.

Car la France est sans doute un des pays d'Europe où le gouvernement a le plus directement collaboré avec l'occupant. Vu de l'extérieur (dans les autres pays du continent), il paraissait peu probable que le peuple français puisse aussi renverser la situation et reconquérir sa liberté par ses propres forces.

Par ses propres forces mais, ne l'oublions pas, dans un contexte favorable tracé par les sacrifices des alliés. D'une part des soviétiques triomphant sur le front de l'Est, d'autre part des américains, des britanniques et des canadiens réussissant, au prix de lourdes pertes, les débarquements, et repoussant progressivement les allemands vers l'Est.

Les "postiers" se sont bien tenus. Après les cheminots qui s'étaient mis en grève à partit du 10 août, les "postiers" sont la deuxième profession à s'engager dans la grève insurrectionnelle.

Les moyens de communication de l'occupant s'en trouvèrent considérablement perturbés. Le comité parisien de libération adressera ses félicitations à la profession qui, après avoir coupé les liaisons téléphoniques utilisées  les allemands, a su conserver la communication nécessaire à l'Etat-major des FFI installé dans les catacombes, sous le Lion de Belfort à Paris.

La libération a donné lieu à un extraordinaire mouvement de liesse populaire.

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