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PANNEAU 4 - La répression

Les nazis, après s'être donné, dans les premiers temps, des allures "correctes", furent vite repris par leur "naturel" répressif, fruit de leur formation "nationale socialiste" depuis les années trente et leurs expériences criminelles contre les antifascistes et les juifs allemand (entre 1933 et 1939, 225000 allemands ont été condamnés par les tribunaux nazi et emprisonnés ou envoyés dans les camps de concentration).

A la veille de noël 1940, le premier fusillé de la capitale ne sera ni un "terroriste", ni un otage, mais un jeune ingénieur de 28 ans, Jacques Bonsergent (une station de métro porte son nom), qui a commis le "crime" d'avoir pris la défense d'un passant que des soldats éméchés, maltraitaient.

Dans notre profession, dès 1940, de nombreux militants sont soit arrêtés, soit obligés de se cacher. Ils sont, bien sûr, révoqués et sans salaire. La solidarité de leurs camarades les aide à vivre.

Fernand Piccot qui, après la guerre, fut Secrétaire général de la Fédération CGT des PTT puis Secrétaire général de "Libération nationale PTT", fut arrêté le 2 mai 1941. Interné dans plusieurs camps en France (dont celui de Châteaubriant), il s'évadera au printemps 1944 et prendra la direction de notre mouvement en vue de la libération de Paris.

D'autres camarades sont fusillés ou déportés dans les camps d'extermination nazis, quelques uns sont cités dans l'exposition, mais c'est par centaines que se comptent les "postiers" victimes des nazis et des sbires pétainistes (80% des arrestations furent opérées par la police française).

Le plus souvent, les résistants subissaient la torture. C'est-à-dire qu'à la peur de l'arrestation, de la mort, s'ajoutait celle de la torture, avec la crainte de parler sous ses effets.

La Gestapo a été le maître d'oeuvre de ces atrocités, mais les miliciens de Darlan-Pétain furent des supplétifs zélés.

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