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Marie-Louise GASPARD

honorée à Vendôme (Loir-et-Cher) (*)

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Employée des PTT (commis principal) dans cette ville, Marie-Louise Delbert épouse Gaspard, faisait partie du groupe Résistance PTT et du groupe « Vendôme A » antenne du réseau Cincinnatus dont son mari Louis est responsable. Elle confectionnait et transportait de fausses cartes d’identité.

Le dimanche 20 février 1944, Vendôme vit un tragique épisode. Quinze jours auparavant une escadrille américaine de bombardiers B24 a pour mission de détruire les installations ferroviaires de Saint-Pierre-des-Corps et de Tours. A leur retour, un des appareils est touché par la DCA allemande. Huit aviateurs sautent en parachute au nord de Vendôme. Louis Gaspard va les chercher pour les héberger chez différents membres de son réseau.

Le 20 février, des Français de la ville les dénoncent. La Gestapo aidée par une section de la Feldgendarmerie fait une rafle et arrête de nombreux résistants. Marie-Louise Gaspard permet à son mari et à son fils de se sauver par l’impasse des Ecrevisses mais elle tombe entre les mains de la Gestapo. Conduite à la prison de Blois puis celle d’Orléans, elle est ensuite internée au fort de Romainville et déportée en mai 1944 au camp de concentration de Ravensbrück.

Elle meurt le 28 décembre 1944. Marie-Louise Gaspard est titulaire de la médaille de la Résistance à titre posthume et d’une distinction américaine Medal of Freedom.

 

Le 11 août 2015, la municipalité de Vendôme baptisait une impasse de la ville du nom de cette postière en présence de son petit-fils François Gaspard.

(*) Citée dans « Les Femmes des PTT et la Seconde Guerre mondiale » pages 82-83.

 

 

François Gaspard, à droite, petit-fils de Marie-Louise

 

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