Louis CORTOT, président de l’ANACR, nous a quittés

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Cest avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès, ce dimanche 5 mars, de Louis CORTOT, Compagnon de la Libération, Grand Officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 39-45, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. Né le 26 mars 1925 à Sombemon en Côte-d’Or dans une famille ouvrière venue en 1937 s’installer en Région parisienne, il fréquenta peu avant-guerre un club d’aviation populaire et étudia dans une école professionnelle de Suresnes avant de devenir ajusteur.

À peine âgé de 16 ans, Louis Cortot rejoignit la Résistance à l’Occupation et au régime de Vichy début 1941 au sein de l’Organisation Spéciale (O.S.), qui sera une composante fondatrice des Francs-Tireurs et Partisans (FTPF). Après avoir commencé son action de Résistance par la récupération d’armes, le sabotage de lignes téléphoniques et des distributions de tracts, il va confectionner dans l’usine où il travaille des bombes qui serviront aux actions armées auxquelles il va participer, tels le déraillement d’un train de tanks fabriqués aux usines Renault, un sabotage de transformateur-disjoncteur à Issy-les-Moulineaux en mai 1942, le grenadage d’un convoi de jeunesse hitlériennes à Trappes, la destruction en juillet 1942 d’un bureau du Rassemblement national populaire (RNP) à Boulogne-Billancourt, puis celle à Courbevoie d’un bureau d’embauche d’ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne.

En janvier 1944, il participe à l’implantation d’un maquis FTPF à Saint-Mammès et, à partir de mai, il est chargé des liaisons entre les états-majors FFI de Seine-et-Marne et de Paris. C’est lors d’une de ces missions de liaison que, le 26 août 1944, lors des combats de la Libération, il sera très grièvement blessé à la face à Lieusaint en Seine-et-Marne, par des éclats de balles explosives, perdant un œil.

 

 

                                                                      Louis Cortot                                                            Michel Delugin, et Louis Cortot

                                                                                                                                                   Journée Nationale de la Résistance 27 mai 2014 à Paris

 

Le 11 novembre 1944, il est décoré sous l’Arc-de-Triomphe de la Croix de la Libération par le général de Gaulle. Retourné à la vie civile, il fera à partir de 1947 toute sa carrière dans l’industrie aéronautique.

Toute sa vie fidèle aux idéaux de la Résistance d ont il poursuivit les combats, engagé dans le travail de transmission de la mémoire des combats et des valeurs de la Résistance, il inscrivit son action au sein de l’Ordre de la Libération, dont il était devenu en décembre 2010 membre de Conseil de l’Ordre et de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR), dont il était depuis 2004 président national.

Homme de grande modestie, d’une grande simplicité, chaleureux, Louis Cortot restera par son combat de Résistance et par sa vie, un exemple. Nous perdons un ami très cher.

Un hommage solennel lui a été rendu le vendredi 10 mars à 11 heures dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides à Paris. Une délégation de « Libération Nationale PTT – ANACR » composée de Michel Chassagne, HélèneLaffait, Patrice Ligonière (porte-drapeau), Colette Pallarés et Charles Sancet, assistait à la cérémonie.

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