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La formation  des  agents  secrets  du  SOE

                                                                                  Franck Lambert (Auteur)

Pour la première fois en langue française, la présentation complète de la sélection et de la formation dans les différentes écoles clandestines, des agents secrets alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Durant les années de guerre, les agents secrets de toute l’Europe occupée vont être formés dans le secret le plus total par le Spécial Operations Exécutive (SOE). Que l’on se souvienne de la fameuse phrase du Premier Ministre britannique en 1940, Winston Churchill, car à peine nommé, il veut « set Europe ablaze ! » c’est-à-dire « mettre en feu l’Europe ! ».

 

Et pour cela il crée un nouvel organisme ultrasecret : le Spécial Operations Exécutive (SOE). Des centaines d’agents, hommes et femmes, formés dans les écoles en Angleterre, au Canada, mais aussi au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie, seront parachutés dans les pays occupés par les nazis pour effectuer des missions de renseignements, de sabotages et d’éliminations d’ennemis.

 

Parution 18/6/2019, collection « Matériel De La Résistance », Editeur Histoire Et Collections -220 pages. Distribué en librairie ou à la FNAC, prix 29,95 €.

 

 

Note de la rédaction :

Entre 450 et 500 agents français ont travaillé pour le SOE et parmi eux une quarantaine de femmes.

L’une d’elles, Madeleine DAMERMENT (1) née le 11 novembre 1917 à Forestfontaine (Pas-de-Calais) est employée aux Chèques postaux de Lille. Son père Charles DAMERMENT est le receveur des Postes de Marquette-lez-Lille. Cette famille aura très vite des contacts avec une filière d’évasion qui agit dans un premier temps pour ravitailler et faire évader les captif de l’immense camp de prisonniers de guerre de Marquette. Ce réseau, qui a pour nom Pat O’Leary, est un réseau international de résistance connu pour être le plus grand réseau d’évasion de la résistance française, notamment pour les militaires britanniques et les aviateurs alliés contraints d’atterrir en catastrophe. Charles DAMERMENT et son épouse vont être arrêtés par les Allemands en 1941 mais relâchés faute de preuves. Mais Charles sera à nouveau arrêté et partira en déportation en Allemagne où il meurt le 26 février 1945.

Sa fille, Madeleine DAMERMENT (alias dans la Résistance, Martine Dusautois) intègre très tôt le réseau Pat O’Leary et sera un agent important de la filière d’évasion. Elle devient l’assistante de Mickaël TROTOBAS, agent britannique du SOE, chef du réseau Sylvestre-Farmer. Ces réseaux d’évasion servaient à faire passer des territoires occupés de Belgique et de la zone interdite (Nord, Pas-de-Calais) vers la zone libre puis vers l’Espagne les militaires britanniques évadés ou ceux qui avaient échappé à l’arrestation. La filière va être trahie.

Madeleine DAMERMENT, part en Grande-Bretagne et va s’engager dans le SOE section F, basée à Londres. Lieutenant des F.F.L. elle est membre du B.C.R.A. (Bureau Central de Renseignements et d’Action).

Elle sera parachutée en France, près de Chartres, dans la nuit du 28 au 29 février 1944 avec le chef de ce réseau et l’opérateur radio. Leur travail est découvert et la Gestapo les arrête. Ils sont immédiatement amenés à Paris, avenue Foch, quartier général de la Gestapo.

Madeleine DAMERMENT est incarcérée à Fresnes. Le 12 mai 1944, elle va être conduite avec sept autres agents féminins du SOE à la Gare de l’Est d’où elles seront déportées vers l’Allemagne. Madeleine est transférée à Dachau le 12 septembre 1944 avec trois autres membres du SOE. Le matin du 13 septembre elles sont toutes les quatre exécutées d’une balle dans la nuque.

De nombreuses distinctions sont attribuées à Madeleine DAMERMENT : Légion d’honneur, Croix de guerre avec étoile vermeil, médaille de Combattant Volontaire de la Résistance.

 

                            MadeleineDamerment.jpg             

         Mémorial de Valençay                               

    À Valençay (Indre), un mémorial honore les 104 agents français du SOE section F, morts pour la France. Le nom de Madeleine DAMERMENT y figure.

(1)                   Citée page 104 à 106 dans l’ouvrage « Les Femmes des PTT et la Seconde Guerre mondiale » auteur C. Sancet aux Éditions Tirésias - Paris 2014.

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