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Commémoration du 25 août 1944

(Vendredi  24 août 2018 au siège de la Poste).

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Le Vendredi 24 Aout 2018,  eut lieu au Lemnys, Siege de LA POSTE, la commémoration du 74ème anniversaire de la Libération de PARIS.

La  cérémonie a débutée vers 11h15 sur la terrasse de l'auditorium, lorsque la musique a jouée la sonnerie "Garde à vous" pour accompagner l'arrivée de Mr Philippe BAJOU, Secrétaire général du Groupe La Poste.

Notre association était représentée par Charles SANCET, secrétaire général, et Michel CHASSAGNE, porte-drapeau. Plusieurs camarades s’étaient excusés, en vacances ou retenus par la maladie.

 

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Intervention de Mr Philippe BAJOU.

 

Mesdames et Messieurs les représentants des associations d’Anciens Combattants,

Mesdames et Messieurs,

Une fois encore, nous voici réunis, pour commémorer la libération de Paris et pour honorer la mémoire de tous les patriotes tombés dans cette bataille !

 

Mais avant de me livrer à cette commémoration, je voudrais partager avec vous quelques réflexions.

        Si on demande aux Français autour de quelles commémorations ils se réunissent pour conserver la mémoire de l’Histoire il y a, bien sûr, le 14 juillet.

      Mais cette fête nationale instaurée par la République en 1880 embarque dans un même mouvement le 14 juillet 1789 et le 14 Juillet 1790, célébrant ainsi par ces trois dates, l’unité de la Nation et le redressement de notre pays après une guerre où Paris avait déjà été sévèrement menacé.

      Ensuite viennent le 8 mai et le 11 novembre et bien sûr le 25 août, dates que nous célébrons à La Poste parce qu’elles témoignent du courage et du sacrifice des postières et des postiers.

      Mais il me semble que ces trois dates ne sont pas porteuses du même sens.

     Le 8 mai et le 11 novembre marquent, grâce à l’union d’Etats, les « Alliés » aux intérêts pourtant différents, la fin de conflits planétaires où l’obscurantisme, la barbarie, et la négation même de l’humain avaient été planifiés et organisés méthodiquement par d’autres Etats.

     Ces dates sont indissociables de la gravité qu’elles illustrent de la folie humaine et de la capacité à l’organiser en système.

     Le 25 août tient une place particulière. C’est bien sûr une fin, une Libération. Mais c’est également un début, le point de départ de la reconstruction d’un pays tout entier. Un grand moment de combats durs, bien sûr, avec leurs excès, mais également un moment de communion spontanée, de joyeuse identité, où l’envie l’emporte sur le devoir.

     Le 25 août traverse toutes les couches de la société, il transcende, cette date est, de mon point de vue, remarquable par l’espérance dont elle peut être le symbole.

 

 

Mais revenons à la cérémonie qui nous réunit aujourd’hui.

Il y a 74 ans, le 25 août 1944, à la Gare Montparnasse, le Général Von Choltitz signait la reddition sans condition de la garnison allemande, en présence du Général Leclerc.

Le gouverneur du Gross Paris, on s’en souvient, avait reçu l’ordre de détruire la capitale mais surtout de porter un coup fatal aux symboles qui témoignaient de ses richesses culturelles.

Mais moitié par impossibilité technique, moitié par prudence, il n’a heureusement pas exécuté cet ordre criminel.

Il voyait bien que Paris serait libéré très rapidement, et que la suite serait moins défavorable pour lui s’il s’abstenait d’incendier la ville et d’en faire disparaitre les symboles.

Et, de fait, Paris fut libéré.

Et Paris fut sauvé !

 

 

Assurément, la Libération serait survenue sans l’insurrection des Parisiens. Mais il n’était pas sans importance, pour l’honneur et pour l’indépendance future de notre pays, que la capitale de la France participât à sa propre libération !

Il fallait que Paris lui-même combattît pour briser ses chaînes, au lieu d'être un enjeu passif entre l'Ennemi et les Alliés.

 

 

 

Rappelons-nous :

      A l’annonce de l’avancée des Alliés sur Paris, un grand soulèvement s’était produit au sein de la population.

        Les cheminots s’étaient mis en grève le 10 août, suivis par la Gendarmerie le 13 août.

        Le 15 août, c’était au tour de la Police, suivie par les Postiers le 16.

        La Grève générale éclata le 18 août.

        On aurait pu croire la chose impossible !

 

Le général de Gaulle, célébrant le 20ème anniversaire de la Libération, faisait ainsi la réflexion suivante :

« Après l'arrestation de tant et tant de résistants, déportés en grand nombre ou fusillés par milliers, après les fouilles perpétuelles des personnes et des maisons, après l'effort constant d'une propagande qui s'acharnait à répandre le désespoir et la délation, on pouvait se demander s'il resterait dans Paris assez d'hommes résolus, et disposant d'armes suffisantes pour engager le combat contre une garnison allemande de plus de 20.000 soldats, 80 chars, 60 canons, 60 avions, sans compter les renforts qui pourraient lui être envoyés.

Eh bien ! le fait est, que le 19 août, la police parisienne s'emparait de l’Hôtel de Ville et ouvrait le feu sur l'occupant. Aussitôt, les éléments des forces de l'intérieur entraient en ligne à leur tour, utilisant avec audace un armement rare et disparate, et moyennant des pertes qui dépassèrent 4.000 hommes, dont plus d'un millier de tués, bloquait l'ennemi dans ses réduits. »

 

Les combats, violents et dispersés dès le 19, atteignent leur maximum le 22, à la Préfecture de Police, au Sénat, autour du Grand Palais. Le 24 août, les premiers éléments de la Deuxième Division Blindée de Leclerc franchirent la Porte d’Orléans. On l’ignore souvent, mais ces premiers éléments étaient… espagnols ! Il s’agissait de la neuvième compagnie du Régiment de marche du Tchad, quasi-entièrement composée de républicains anarchistes qui avaient fui l’Espagne pour lutter contre le nazisme.

Le 25 au matin, ce sont les Américains de la 4ème division d’infanterie, commandée par le Général Barton, qui arrivent par la Porte d’Italie. A midi, ils sont à Notre-Dame.

L’Etat-Major allemand est fait prisonnier par les FFI.

C’en est fini de quatre années d’occupation !

Or, mes chers amis, dans ces journées d’août 45, les postiers occupèrent une place non négligeable ! Ils furent près de 3000 à prendre part aux combats dans toute ville !

Le 25 août, c’est le groupe de postiers résistants « Duplessis », basé au bureau de Poste de la Rue de Grenelle, qui, en soutien d’un détachement de la Deuxième DB, donna l’assaut à la chambre des Députés, arraché le drapeau à croix gammée et hissa le drapeau tricolore.

 

A l’appel des FFI du colonel Rol-Tanguy la veille, l’insurrection parisienne débute le 19 août 1944 précédée par un mouvement de grève générale déclenchée le 16 août par les cheminots, auxquels les postiers se rallient. Près de 3 000 d’entre-eux prennent part à la révolte armée : le quartier de l’hôtel des Postes de Paris, rue du Louvre, tient notamment lieu de combats.

Le 18 août, un obus allemand éclate à l’intérieur, provoquant la riposte des postiers FFI retranchés, à coup de bouteilles remplies d’essence.

Le 25 août, le bureau de poste de « Paris 44 », 103 rue de Grenelle, centre actif de la résistance postale, dépêche le groupe « Duplessis » en soutien d’un détachement de la 2e DB venu reprendre l’Assemblée nationale. Braves au combat, les postiers emportent le drapeau nazi en trophée.

 

Aujourd’hui, nous saluons la Résistance postale dans son ensemble !

Rappelons-nous en effet que dès juillet 1940, un premier mouvement de résistance, nommé « Libération Nationale PTT » avait été créé, essentiellement sous l’impulsion de la CGT ; il avait été rapidement rejoint par d’autres groupes issus notamment du syndicalisme chrétien autour de la CFTC. Ce premier réseau opérait essentiellement dans les bureaux de Poste.

L’année suivante, un petit groupe de hauts-fonctionnaires du Ministère avaient créé un autre réseau interne, spécialisé dans l’espionnage, et qui agissait à partir des grands centraux téléphoniques. 

L’unification de ces différentes initiatives aboutit à ce que la Poste, en 1943, se trouvât dotée d’un réseau solide et efficace, qui prit, après le débarquement le nom de « Résistance PTT ».

En reconnaissance de son action, le 16 octobre 1945, « Résistance PTT » fut citée à l’Ordre de l’Armée et décorée de la croix de guerre avec palme par le Général de Gaulle.

 

Je vous en donne lecture :  

Magnifique mouvement qui a groupé plus de 10.000 membres du corps des fonctionnaires et agents des P.T.T.
Dès 1940, a commencé à militer dans la clandestinité aidant au transport de documents et à la diffusion d'ordres, plus particulièrement à l'aide de postes d'émission.
A, par la suite, travaillé en liaison avec les services de renseignements, luttant contre les mouvements à caractère pro-allemand et contribuant largement au bon fonctionnement des liaisons sur l'ensemble du territoire.
Dès les premières heures de la Libération a pris une part prépondérante à la destruction des moyens de transmission de l'ennemi tout en protégeant avec succès les installations nécessaires aux forces alliées.
A payé un lourd tribut dans la lutte menée contre l'envahisseur : près de 800 tués, 1.500 déportés.

Aujourd’hui,

Nous voulons honorer la mémoire de nos morts, tombés lors des combats de la libération de Paris, tombés dans ses faubourgs, alors que la joie revenait sur le visage des Français,

C’est à tous ces héros que nous penserons quand la sonnerie aux morts retentira et que nos drapeaux s’inclineront.

Nous penserons aux postiers résistants morts pour libérer la France.

Honorons la mémoire de tous ceux qui sont morts pour libérer la Patrie !

Et nous, débiteurs insolvables, mesurons tout ce que nous devons à ceux qui se sont battus pour nous puissions vivre. 

Je vous remercie.

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Après l'allocution de M Philippe BAJOU a eu lieu la cérémonie du dépôt de gerbes.

1.    Mme Sylvie BAYLE, Syndicat CGT.

2.    Mr Stéphane Chevet, Syndicat CFDT.

3.    Mme Isabelle Fleurence, Syndicat FO.

4.    Mr Christian Billet, Syndicat CFTC .

5.    Mr Charles Sancet, Secrétaire général de Libération Nationale PTT– Association Nationale des Amis de la Résistance

6.    Mr René Duclos, Président Général- Association des Anciens Combattants et Victimes de Guerre PTT –

7.    Mr Philippe Bajou, Secrétaire général du Groupe La Poste, Directeur général adjoint 

 

Mr Charles Sancet, Secrétaire général de Libération Nationale PTT– Association Nationale des Amis de la Résistance ANACR , dépose la gerbe de Libé PTT

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Après le dépôt des gerbe  retentit la sonnerie “Aux MORTS” suivie d’une minute de silence .

 

 

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Puis, on entendit “La Marseillaise” suivie de la marche de la 2ème DB.

 

La Marseillaise

 

La Marseillaise est un chant guerrier de la Révolution française, adopté depuis lors comme hymne national par la République française.

Écrite par Rouget de Lisle en 1792 pour l'armée du Rhin suite à la déclaration de guerre de la France à l'Autriche, ses paroles consistent essentiellement en une exhortation au combat contre les « hordes ennemies », pour la victoire et le salut de la Patrie. Elle a été adoptée comme hymne national français le 14 juillet 1795.

Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois à l'hôtel de ville de Strasbourg.

 

Marche de la 2ème DB

 

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Mr Philippe Bajou remercie les porte-drapeaux, les associations d’anciens combattants, ainsi que les musiciens.

 

A la fin de la cérémonie, un  Vin d’honneur a été offert aux  invités à l'Espace de Convivialité.

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 Informations concernant les 2 personnes en tenue d’époque.
Il s’agit d’un couple passionné par l'histoire et plus particulièrement par les 2 guerres 14-18 et 39-45 pour lesquelles ils participent à des reconstitutions et à des commémorations.

Madame Cécile Métayer est assistante comptable au SCRLP Paris Gare de Lyon (Service Comptable Réseau La Poste) et postière depuis 1989.

Son conjoint se nomme Olivier Stricher.
 

 

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