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La fraternité, la grande oubliée de notre devise nationale !

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Lors de la révolution de 1789, Robespierre avait choisi « la fraternité » pour la devise. Mais, très certainement à cause du contexte trop violent de cette époque, cette proposition avait été rejetée.

Remise au goût du jour lors de la révolution de 1848, elle était retombée dans l’oubli pour être, à partir de 1880, cette fois-ci, adoptée et figurer sur les frontons de nos établissements publics.

La fraternité a pris toute son importance et son sens à la suite des deux guerres mondiales. Fraternité dans les tranchées, fraternité dans les camps de concentration, dans la Résistance entre combattants de toutes origines dans la lutte contre l’idéologie nazie.

Dans le contexte actuel, on parle de solidarité et c’est très bien. Mais, à l’heure où des choix électoraux doivent être faits, où les idées de rejet, de xénophobie, d’exclusion, se propagent dangereusement, où l’on veut rassembler le peuple, le concept de fraternité est mis de côté.

On n’en parle pas. Et pourtant,  la fraternité est un facteur clé de la réussite d’une nation. Sans cela, pas de liberté, pas d’égalité. Il est important de réhabiliter cette valeur qui complète la devise.

 

                                                                                                                                                                              Colette Pallarés et Michel Schaeffner

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