Retour

COMMEMORATIONS 

nos craintes confirmées

 

*******

A plusieurs reprises nous avons dit notre inquiétude au sujet des conclusions de la commission André KASPI – Rappelons que celle-ci, créée à la demande du président Nicolas SARCOZY propose (entre autres choses) la réduction, de douze à trois, du nombre des commémorations nationales.

Les commentaires lénifiants du Secrétaire d’état aux ACVG, lors de la publication du texte de l’historien André KASPI, n’avaient nullement apaisé nos craintes – La célébration du 8 mai vient de montrer que les dites craintes étaient, hélas, bien fondées.

C’est à Sainte-Maxime, dans le Var, que le Chef de l’état a présidé la commémoration de la victoire sur le fascisme. La cérémonie s’est transformée, selon Robert CHAMBEIRON, président de l’ANACR, Grand -Croix de la Légion d’Honneur et dernier survivant du Conseil National de la Résistance « en une sorte de fête campagnarde sur de lointains rivages sans rapport aucun avec l’événement qu’on prétend honorer – Le cirque et les jeux » .

En effet, à la commémoration du 8 mai 1945 avaient été associées celle du Débarquement en Provence, qui s’est produit le 15 août 1944, et « la journée nationale du Réserviste » se situant, jusqu’à présent, vers la fin du mois de Septembre.

A noter que cette journée du Réserviste se tiendra désormais, par décision officielle, le 8 mai. Dès cette année, plus de 300 manifestations dans quelques 90 départements ont été ainsi organisées en même temps que la célébration de la Capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, événement majeur de la Deuxième Guerre mondiale.

Entendons nous bien : il est tout à fait normal que les réservistes militaires et citoyens soient mis à l’honneur ; par contre il ne l’est pas que l’état inscrive la cérémonie dans celle du 8 mai 1945 ! Un tel mélange des genres ne peut que brouiller le sens de chacun des évènements associés arbitrairement et desservir le travail de mémoire.

Enfin il est à noter également le silence officiel sur le 65e  anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance qui fut pourtant le socle républicain de la reconstruction du pays et qui reste encore, aujourd’hui, une source de réflexion de ce que peut être une société démocratique au service de l’homme.

Respecter les commémorations, c’est respecter la mémoire de ceux et celles qui sont tombés pour la liberté. C’est appeler l’attention des jeunes générations sur les dangers des idéologies de discriminations et de haine, causes de tant de malheurs. 

Nous ne faillirons pas à ce devoir.

 

 

       Michel DELUGIN

       

                    Secrétaire général

 

Retour