nos Deuils

 Accueil

horizontal rule

Décès : 2016

     Depuis le début de l’année 2016, nous avons appris avec tristesse la disparition d'un de nos camarades adhérents

            Roger ROSSI  d93160 NOISY LE GRAND 12 Octobre 2016

Nous présentons à sa familles et à ses proches nos sincères condoléances.

Accueil

horizontal rule

Notre président s’est éteint le 27 mars dernier. Depuis plusieurs années il luttait contre cette terrible maladie. Ces derniers temps il avait des difficultés pour se déplacer.

Ses responsabilités depuis de longues années au sein de notre association l’ont conduit successivement à assurer le secrétariat général en 2002 puis la présidence en 2013, succédant à Jean Blanchon pour des raisons de santé.

Bullets Hommage à Michel DELUGIN

Bullets Après la disparition  de Michel DELUGIN

Accueil

horizontal rule

Suzanne Gatellier

  Nous avons appris avec tristesse la disparition de notre chère Suzanne Gatellier épouse de Roger Auribault décédé à Dora. Elle aurait eu 100 ans le 5 mai prochain. Ancienne déportée à Ravensbrück, elle fut une adhérente dès le début en 1947 et ensuite une militante de notre association. Elle était toujours membre de notre conseil d’administration.

Bullets Lire l'article    Bullets Vidéo Hommage

Accueil

horizontal rule

Décès : 2015

Depuis le début de l’année 2015, nous avons appris avec tristesse la disparition d'un de nos camarades adhérents

               Mr Serge Derloughian (07 Privas)                                    Mr Robert Lacoffrette  (92 Montrougez)

              Mr  Alain Gauvin  (18000 Bourges)                                  Marie Madeleine GENEST (93 Aulnay sous Bois)

              Mr Jean-Marie Fabre   (81100 Castres)                           Jean OLIVIERI , résistant, de 34 Montpellier

          Mme Madeleine Chaigneaud  (75019 PARIS)

Nous présentons à sa familles et à ses proches nos sincères condoléances.

Accueil

horizontal rule

   Décès : 2014

   Depuis le début de l’année 2014, nous avons appris avec tristesse la disparition de plusieurs de nos camarades adhérents.

          Renée Gouillard (86 St Benoit),

          François Lièvre (Paris),

          Marius Négro (84 Malaucene)

          Michel Pallier (92 Chatenay-Malabry),

          Mathilde Filloz (84 Orange),                  Bullets Lire l'article

          Jean Brosselin (35 Rennes).               Bullets Lire l'article

          Edouard Meunier (Bernay Eure)        Bullets Lire l'article

          MAES Lucien (77 Combs la Ville)

          Robert DUPONT (94 Arcueil)            Bullets Lire l'article

 

Nous présentons à leurs familles et à leurs proches nos sincères condoléances.

Accueil

horizontal rule

Décès : 2013

Depuis le début de l’année 2013, nous avons appris avec tristesse la disparition de plusieurs de nos camarades adhérents.                        

      Jacques Mezescazes Paris (75) Bullets Lire l'article

    Serge Belledent Portet-sur-Garonne  (31)                                                                                    

     Corneille Lucien Paris 14 (75)

     Loze Robert  La Bastide de Serou (09)

     Mathieu René  Moulins (03) 

 Nous présentons à leurs familles et à leurs proches nos sincères condoléances.

Accueil

horizontal rule

  Camille TRÉBOSC nous a quittés            

    Camille Trébosc, président d’honneur de « Libération Nationale PTT - ANACR », nous a quittés le 20 septembre 2012. Il était né le 9 septembre 1911.

   Camille fait ses débuts à la Poste en 1933, il travaille ensuite aux Chèques Postaux de Paris. Il s’engage dans des activités de solidarité. Par exemple lors de la guerre d’Espagne et de l’afflux de milliers de réfugiés, il se dépense sans compter pour venir en aide à ces victimes du franquisme.

BulletsCamille TREBOSC

 

Accueil

horizontal rule

Michel CAVAILLES nous a quittés                

Nous apprenons avec tristesse  la mort de notre camarade Michel Cavaillès de Jonsac. Ancien résistant, arrêté et déporté au camp nazi de Saxenhausen Michel était un fidèle de Libé PTT. Au retour de déportation ,tout en travaillant dans notre administration Michel avait consacré toute son énergie(qui était grande) à la défense des résistants déportés et internés, à la FNDIRP. Il avait accédé aux plus hautes responsabilités(secrétariat national de cette organisation). Cela ne l'empêchait pas de "suivre" par l'intermédiaire de notre bulletin et par nos entretiens téléphoniques(notre amitié remontait à 1945 à la fin d la guerre). Il nous avait fait le plaisir de sa présence lors d'une AG au Ministère et son intervention avait été très appréciée. Dans ces dernières années de graves ennuis de santé l'avaient obligé à freiner son activité. Cela n'entamait pas sa jovialité et sa bonne humeur. Nous présentons à sa fille Christine et à toute la famille nos sincères condoléances.

Michel DELUGIN                                                                Michel Cavaillès était Officier de la Légion d'honneur.                                                                                                                                                                   

Accueil

horizontal rule

LIBERATION NATIONALE PTT (ANACR)

Partage la peine des amis et camarades de

Bernard VINDRINET

Nous devons déplorer le décès de Bernard Vindrinet dans sa 80ème année.

Les obsèques de notre camarade  auront lieu ce vendredi 13 : la levée du corps se fera à 9h à l'hopital Beaujon à Clichy et l'enterrement à 16h30 à Cosne d'allier (03430) dans l'intimité familiale.

Les camarades qui le désirent ,pourront se joindre à la délégation de Libé PTT (à l'hôpital) conduite par notre Président Jean Blanchon : une gerbe de l'association a été commandée.

Photo AG 2009

Accueil

horizontal rule

LIBERATION NATIONALE PTT (ANACR)

Gabriel LOUYAT, fidèle adhérent  de notre association « Libération Nationale PTT » nous a quittés.

Gabriel Louyat 9 av.de la Marne 92120 Montrouge est dècèdé le 23 mars dernier..

Nous présentons à sa famille et à ses amis nos sincères condoléances.

 

Accueil

horizontal rule

LIBERATION NATIONALE PTT (ANACR)

Partage la peine des amis et camarades de

Jean GUERINEL

Ex Secrétaire Général Régional CGT PTT Bretagne

Jean était un fidèle adhérent de notre association

Pour Libération Nationale PTT  Louis CARDIN

 

  07 mai 2010 hommage à Pierre Guillou   

Mr GUERINEL dépose la gerbe de Libération Nationale PTT

Accueil

horizontal rule

le 17 Décembre 2011  

André Carrel, grand résistant et ancien rédacteur en chef de l'Humanité Dimanche et  président d'honneur de l'Association des Amis du Musée de la Résistance Nationale est décédé.

        Bullets Biographie

        Bullets  Condoléances Libé PTT

Accueil

horizontal rule

 

2011 Marcel PIEL nous a quittés

     Chers amis,

Notre camarade Marcel PIEL est décédé. Depuis début janvier son téléphone était toujours  sur   messagerie. Et pour cause, il est mort dans son lit sans doute vers le 30 novembre dernier. Nous n'avions aucun contact, nous pensions qu'il était à nouveau à l'hôpital et ce matin nous nous sommes inquiétés et Christian Austruy qui avait le numéro d'un voisin, le seul à être assez proche de Marcel, lui a annoncé le décès. Il l'avait vu le 28 novembre et le 1er décembre il l'a trouvé mort dans son lit. D'après ce voisin, Marcel a été enterré au cimetière de Montrouge le 15 décembre.

Marcel PIEL ancien porte-drapeau, trésorier aux côtés de Marcel CARTON puis de Christian avec André, était un fidèle de notre association depuis de très nombreuses années.

Comme moi, vous devez avoir de la peine et que pouvions nous faire ? Rester seul c'était son choix.

En octobre, j'étais à Montrouge à 300 m de sa rue, je l'ai appelé pour boire un café à côté de chez lui, il ne l'a pas souhaité. C'était pareil pour Christian et André. Il ne souhaitait pas que l'on aille chez lui. C'était son choix, après le décès de sa femme, je pense qu'il s'est isolé volontairement.

Adieu Marcel, je suis triste ce soir.

Charles SANCET

Photos  Assemblée Générale 2010

Accueil

horizontal rule

Maurice GASTAUD nous a quittés

 

Résistant de la première heure, Commandant FTPF, homologué Capitaine, co-fondateur de notre association « Libération Nationale PTT », Maurice GASTAUD nous a quittés le 25 mai dernier.

Jeune contrôleur de ce qui s’appelait à l’époque les installations électromécaniques, il avait constitué dès l’automne 1940, sous l’égide de Fernand PICCOT (1), de la CGT U et du Parti communiste (auquel il donna son adhésions), des comités de solidarité destinés à venir en aide aux familles de collègues morts dans les combats de mai-juin 1940 et de prisonniers de guerre. Ces comités étaient en fait, des syndicats clandestins.

C’est ainsi que durant toute l’Occupation, Maurice ne cessa d’agir contre l’Occupant et l’Etat dit Français. Les pertes momentanées de contact dues aux arrestations firent qu’il appartint aux deux organisations de résistance des PTT, IB4 et Etat-Major PTT (qui s’appelleront dès 1944 respectivement Libération Nationale PTT et Résistance PTT) parfois en même temps. Il faut dire que ces deux mouvements avaient des contacts assez fréquents.

D’un tempérament fougueux il se dirigea naturellement vers la lutte armée. Lorsqu’à la charnière des années 1943-1944, le C.N.R. (Conseil National de la Résistance) proposa de créer des « milices populaires » (2), il fut chargé de leur action militaire dans les PTT de la région parisienne en vue de leur participation au succès de la grève insurrectionnelle et à la libération de la Capitale.

De la Libération à la fin de la guerre, Maurice GASTAUD fut affecté au cabinet du ministre de l’air, Charles TILLON. Il eut ensuite, la tâche, ô combien délicate, de mise en application de la décision de dissolution des milices patriotiques et … de la récupération des armes.

Hommes de conviction et d’action, le résistant GASTAUD devint alors un syndicaliste aux responsabilités importantes.

D’abord dans sa profession des PTT (membre du bureau fédéral) puis à la Confédération CGT.

Celle-ci lui confie, de 1965 à 1969, l’organisation de la formation de cadres syndicaux à l’Université africaine établie à Conakry, mais ouverte à tous les pays francophones. Enfin il fut, de 1969 à 1974, le représentant permanent de la Fédération Syndicale Mondiale à l’UNESCO.

Ces activités ne l’écartèrent jamais des problèmes de la Résistance, de son histoire, de ses enseignements. Il trouva donc le chemin du Musée de la Résistance Nationale à Champigny où il occupa les fonctions de membres du Bureau et surtout de directeur de la revue trimestrielle de ce musée. Ces responsabilités ne lui permettaient pas de s’engager à la direction de notre association.

Mais, moi qui le rencontrais fréquemment au musée, je peux dire qu’il suivait de près tout ce qu’entreprenait Libération PTT à laquelle il était très attaché. Il nourrissait des sentiments de grande estime pour les camarades avec lesquels il avait mené les combats libérateurs et ensuite mis sur pied « Libération Nationale PTT » afin de défendre les droits des résistants et de leurs familles ainsi que les valeurs humanistes consignées dans le programme du C.N.R.

En 2004, il avait demandé à être déchargé de son travail au musée. Il voulait en effet se consacrer pleinement à la rédaction d’un ouvrage sur les « Milices Patriotiques » de la Région parisienne.

Mais, on l’avait senti un peu fatigué et inquiet sur son état de santé. Peut-être avait-il déjà reçu des signes alarmants de la maladie qui allait progressivement altérer ses fonctions mentales et lui enlever la vie.

Maurice avait de nombreuses décorations dont notamment la Croix de guerre 1939-1945 avec citations, la Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. En septembre 2004, il avait été nommé Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. La cérémonie officielle avait eu lieu au siège de la CGT à Montreuil.

Au nom du C.A. de notre association, je prie Dominique, son épouse, de croire à nos sincères condoléances et je l’assure, ainsi que toute la famille, de nos sentiments de fraternelle sympathie.

Michel DELUGIN

(1) Fernand PICCOT, arrêté en mars 1941, est interné dans plusieurs camps dont celui de Châteaubriant où il s’y trouve en même temps que Guy Môquet. Début 1944, il s’évade du camp de La Rochelle et revient clandestinement à Paris pour préparer la Libération. En 1945, au congrès de Limoges, il est élu Secrétaire Général de la Fédération Postale.

(2) Milices Patriotiques : à l’approche du débarquement, sur proposition de la CGT, le CNR accepte dans son programme la création de ces milices patriotiques composées de sympathisants à la Résistance dans les entreprises, les quartiers des villes en vue de protéger l’outil de travail et des bâtiments publics contre les destructions éventuelles des Occupants, de protéger la population. Mais aussi, en liaison avec les Comités de la Libération, les milices patriotiques ont mission d’appuyer les FFI et d’aider dans les grandes villes au déclenchement et à la réussite des grèves insurrectionnelles et donc à la participation la plus nombreuse possible de la population. Après la Libération, l’ordre public étant assuré par le Gouvernement provisoire de la République, leur dissolution est prononcée.

Accueil

horizontal rule

Nos deuils 2010

BAUSSANT Camille de Paris

DEVILLE Gaston de Arbois

LANNES André de Aucamville

M. BLONDEL de Brive la Gaillarde

MARQUES Huguette de Nimes

MAZET Fernand de MArseille

NOE Marie-Louise de Alençon

PIANE Camille de Andernos les Bains

SALTEL Arlette  de Paris

SOULET Eugénie de Caussade

Nous présentons nos condoléances attristées à son épouse et à sa famille.

Accueil

horizontal rule

 
Nos deuils 2009
Nous avons appris avec tristesse le décès de nos camarades

BARAILLE Albert de Limoges

BARTHOLOME Jean du Loiret

BERTHE Lucien  des Hauts de Seine(Voir hommage)

DEMAY André de Châteauroux

FARALDO Georges des Hauts de Seine(Voir hommage)

LANNES André-Germain de Haute Garonne

LEMERLE Lucien de Paris

LOUSTAU Gilbert des Basses Pyrénées

PEUVRIER Henri de la Drôme

PIANNE Camille de Gironde

TREBOSC Paule  de Montpellier (Voir hommage)

VACHE Gilbert du Cher (Bourges)

WEIBEL Antoinette de Strasbourg (Voir hommage)

Nous présentons nos sincères condoléances aux familles et amis.

Accueil

horizontal rule

Paule TRÉBOSC n’est plus

Paule Trébosc, grande résistante aux côtés de notre président Camille Trébosc (hélas très malade de puis plusieurs années) nous a quittés le 11 novembre 2009. Selon sa volonté, les obsèques ont eu lieu dans la plus stricte intimité familiale et l’annonce de sa mort n’a été communiquée qu’après les obsèques.

Cette disparition nous attriste beaucoup.

Nous ne pensons pas manquer de respect à ses dernières volontés en organisant une cérémonie en son honneur le 23 décembre à 14 heures 30 au siège de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP) 10,rue Leroux à Paris 16ème (métro : Victor Hugo).

 

BulletsHommage à Paule TREBOSC

Accueil

horizontal rule

Georges FARALDO (1916 – 2009)

Membre de notre association depuis sa création, à la quelle il avait participé, Georges était un fidèle parmi les fidèles. Il assistait à toutes nos assemblées. Souvent il était choisi pour le dépôt de gerbe. C’était pour nous une manière de l’honorer.

D’une grande modestie Georges Faraldo prenait rarement la parole. Pourtant, il aurait eu beaucoup de choses à dire.

La guerre l’avait surpris alors qu’il effectuait son service militaire dans la brigade des Pompiers de Paris très renommée pour la qualité de ses gymnastes. Georges n’y déparait pas car il était lui-même un sportif accompli et c’est à cela qu’il devait son affectation dans cette unité d’élite.

Réintégré à la Poste, à Paris 5, en août 1940, il est tout de suite contacté par des militants CGT (DESPRAT, qui sera arrêté plus tard et PRUGNAN, conseiller municipal à Bagneux). Avec eux il distribue, en cachette bien sûr, des tracts et s’emploie à redonner le moral à ses camarades de travail que les évènements ont plongés dans le désarroi.

En 1942, il est nommé à la distribution à Paris 13 où, la aussi, il est contacté par le facteur FHALIPPOU, dirigeant de la Résistance dans l’arrondissement (il sera maire du 13ème à la Libération).

 

Sur directives de la Résistance, Georges entre dans l’association professionnelle, création du gouvernement de Vichy pour remplacer les syndicats dissous. Il en devient vite le responsable et, sous couvert de cette activité « officielle », il multiplie les rencontres avec les personnels, repère les plus combatifs et les fait entrer dans la résistance.

Au moment du Service du Travail Obligatoire (S.T.O. obligation pour les jeunes nés en 1920-21-22 de travailler en Allemagne pendant 2 ans) beaucoup de convocations sont bloquées le temps de prévenir les destinataires et de leur indiquer des filières pour se cacher ou pour prendre le maquis.

Bien entendu Georges fait partie des organisateurs de la grève générale insurrectionnelle en août 1944 et participe aux combats de la Libération.

Cela lui vaudra d’être promu au grade de lieutenant par la direction nationale de la Résistance.

Nous perdons un camarade valeureux, aux grandes qualités humaines, fraternité, altruisme, courage …

M.D

Accueil

horizontal rule

Antoinette WEIBEL nous a quittés le 9 février 2009

Pour lire le Récit d'Antoinette WEIBEL sur son engagement dans la Résistance Cliquez sur le bouton

Antoinette WEIBEL

Résistante, déportée, Antoinette Weibel, toujours fidèle à notre association, est décédée à Strasbourg dans sa 96ème année.

Dans son livre « La Remontée - 1969 » Emmanuel Fleury, l’un des principaux dirigeants de la résistance dans les PTT écrivait : « Notre mouvement avait été très éprouvé en octobre 1941 par l’arrestation de neuf de nos camarades parmi les plus actifs et dévoués : Gabriel Laumain, chargeur à la gare de l’Est, Bévillard, commis à Paris 20, Jean Escare, contrôleur à Paris R.P., Marie-Thérèse Fleury, dame-employée à Paris 20, Louis Sabini, secrétaire de la commission des manipulant, Antoinette Weibel, René Pape et René Vialanex, avec eux Marie-Josée Alonso, infirmière à l’hôpital Tenon. Tous seront traduits devant un conseil de guerre allemand le 18 juin 1942.

Bevillard et Laumain seront fusillés, le 29 juin, au Mont Valérien. Marie-Josée Alonso et Marie-Thérèse Fleury seront déportées à Auschwitz d’où elles ne reviendront jamais. Escaré et Sabini eux aussi sont morts en déportation, d’où sorte de miracle, Antoinette Weibel, René Pape et René Vialanex nous reviendrons terriblement affaiblis par les privations et les maladies ».

En rendant hommage aujourd’hui à Madame Antoinette Weibel, nous présentons à sa famille et ses amis, nos très sincères condoléances.

Accueil

horizontal rule

Lucien BERTHE nous a quittés (avril 2009)

 

Lucien BERTHE, membre du Conseil d’administration de notre association « Libération Nationale PTT » nous a quittés. Il avait 96 ans depuis janvier dernier. Jeudi 26 avril, au cimetière communal d’Issy-les-Moulineaux, une nombreuse assistance entourait sa famille, ses camarades, ses amis, ses voisins de Clamart et l’ont accompagné à sa dernière demeure.

Jean BLANCHON lui a rendu un hommage au nom de notre association, puis deux discours, très émouvants, ont été prononcés par la famille de Lucien

Lucien à une de nos assemblées

Dans son hommage, dont nous publions que de courts extraits, Jean Blanchon rappelle que Lucien « de par sa personnalité et son attachement aux organisations auxquelles il a appartenu, quelles soient syndicales, associatives et politiques, il agira en toutes circonstances pour la défense des intérêts des personnels et contribuera largement au rayonnement de ces organisations….

 C’est ainsi que dans l’après-guerre, à l’heure des grands recrutements pour moderniser le service public, il sera très attentif aux problèmes des milliers de jeunes qui débutaient dans tous nos services avec les revendications que cette situation engendre. En maintes occasions il nous apporta son concours pour obtenir un résultat positif dans les conflits découlant de  l’insuffisance des moyens sociaux mis à notre disposition.

En 1939, Lucien a été mobilisé dans les unités combattantes où il subira l’effondrement de notre pays et son occupation. Dans cette tourmente il suivra avec intérêt les progrès des forces résistantes jusqu’à la constitution du Conseil National de la Résistance (CNR) qui préparera la libération du pays.

En août 1944, il participera aux opérations de reconquête de la Direction des Télécommunications de la région parisienne.

Dès sa création, il va adhérer à « Libération Nationale PTT » rattachée à l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR) dont il sera un militant actif (membre du Bureau national jusqu’à son décès).

Ce rapide bilan historique des évènements dans les Télécoms de Paris, s’identifie à la vie de notre camarade. Organisateur, il aura toujours eu à l’esprit la défense des intérêts des personnels de notre secteur.

Tant que sa mobilité le lui permettait, Lucien aimait participer au repas fraternel annuel de la DTIF organisé par Dany ROUGET

Lucien, au moment où tu nous quittes, nous prenons l’engagement de continuer le combat de toute ta vie. Adieu Lucien.

 Accueil

Bullets Retour Ag 2011

horizontal rule

Nos deuils (2008)

 

M. JONCOUR Yves                  Plourac (22160)

M. PETREQUIN Claude           Paris (75015)

M. GIRAUT Jean                     Villiers / Orge (91700)

         M. ESBRAT Lucien                  St Cyr sur mer (83270)

         M. FABRE Maurice                  Paris (75011)

         M. MOIROUD Claude                Olivet (45160)

Nous présentons nos sincères condoléances aux familles.

Accueil

horizontal rule

Roger PARROT, membre du Conseil d’Administration nous a quittés

ANTONY (92160)

Il nous arrive souvent, lors d’interventions dans des colloques ou dans des assemblées, de rappeler le travail de mémoire accompli par notre association pour faire connaître le rôle joué par le personnel des PTT durant l’Occupation, dans une profession où la nature du travail se prêtait à des actions efficaces contre l’Occupant. Cette résistance a été très variée, individuelle, collective, organisée dans des mouvements ou dans des réseaux.
Pour rendre un hommage à notre camarade Roger PARROT, décédé cet été, nous publions ci-dessous son témoignage qui est paru dans le livre « La Résistance dans les PTT » en 1986. Cette page d’histoire est pour les plus jeunes, un exemple de l’action incessante de nos camarades résistants PTT dans la clandestinité, dans les divers groupes de combats, de sabotages et de destructions. 
« Démobilisé le 17 janvier 1941, de retour à Paris, je prends contact avec des amis anti-nazis qui me font embaucher par la mairie de Vincennes au parc d’artillerie, centre de récupération d’armes. Dans ce centre, nous sabotons des fusils et du matériel d’artillerie. Je sors des armes de poings et pour des camarades des fusils démontés, camouflés dans des fagots de bois. Nous étions autorisés à emporter le bois des caisses cassées qui avaient contenu des munitions. J’ai fourni en revolvers des Résistants de l’Assistance Publique, de la Caisse Vieillesse de la Place Saint-Victor. Suspecté après un interrogatoire par le commandant du camp, je juge prudent de quitter l’emploi.
Réembauché à l’Atelier Central d’Anjou, en avril 1941, le Contrôleur IEM de l’atelier, Mr Hamon, me confie les clés d’une salle dans laquelle sont camouflées, sous des amas de panneaux, des machines-outils neuves, je suis chargé de leur entretien.
Muté au Central Littré, service du répartiteur, là, de temps en temps, j’interromps les lignes téléphoniques du Sénat à l’aide de paillettes d’alarme, interruptions de courtes durées. À la suite d’un transfert de câbles, je m’abstiens de souder les lignes de l’Etat-major de l’armée de l’air allemande du Sénat, la Luftwaffe est privée de liaisons téléphoniques pendant plusieurs heures. Le lendemain matin, allemands et ingénieurs des télécommunications m’accueillent à la prise de service, bref interrogatoire, devant mon innocente bonne foi, l’affaire en reste là.

Après avoir fabriqué des clés qui me permettaient l’accès aux sorties de câbles, en nous glissant avec Pilou entre deux nappes de câbles, nous descendons dans les galeries de câbles, nous relevons les issues, ceci afin de faciliter éventuellement une évasion de la prison du Cherche Midi ».

 

En 1943, Roger Parrot est contacté par André Leray, c’est la constitution des GSD (Groupes de Sabotages Destruction), il est en liaison avec Thérèse Coulomb, Astarita, Jean Reboul, et Jean Abbadie. André Naudin et Denise Gadrey lui remettent des tracts et des journaux clandestins qu’il a pour mission de répartir dans l’ensemble des services techniques des télécommunications de Paris et banlieue.

 

« Tous les mois, je collecte des fonds pour le soutien des camarades dans l’illégalité. Le Central Littré se trouve face à la prison du Cherche Midi, nous inscrivions à la craie, le nom des victoires des alliés sur un des panneaux noirs de camouflage de la défense passive que l’on présentait devant une fenêtre à la vue des prisonniers. Ces derniers nous faisaient signe : « bravo ». Nous pensions ainsi soutenir leur moral. En janvier 1944, entrevue avec Camille Trébosc : désigné responsable militaire des milices patriotiques des services techniques en liaison avec Reboul et Lechevin. En juin 1944, les camarades du GSD de Vaugirard font sauter le câbles des lignes à grandes distances du Centre St. Amand. Ces camarades me remettent une somme importante qu l’Intelligence Service leur avaient versée et que j’ai remise à Leray. Réunion avec Gastaud, Brunot et Lechevin chez Berger. Réunion rue Armand Moisant avec Belliard, Collet, Anizant, Brisorgueuil.

1er juillet : contact avec Fleury et Abbadie pour la manifestation boulevard Magenta.

14 juillet : manifestation à Belleville avec Piccot et Abbadie.

17 août : Fleury me charge de l’arrestation du directeur des Télécommunications, 18 boulevard de Vaugirard, et sous le nez des allemands, avec Davy, nous le conduisons à la Préfecture de Police. Pendant l’insurrection de Paris, je siège au Comité de Grève, rive gauche, avec André Leray et Marie Couette, rue d’Alleray. J’assure la liaison avec la Recette Princpale véhiculé par un motard. Une première fois, nous sommes arrêtés au milieu d’une formation allemande en position, boulevard Hausmann, les sacoches contiennent des stencils (communiqués, proclamations) et mon revolver tout au fond. Nous sommes fouillés par un officier qui n’a pas mis la main sur mon arme, par chance, après une heure de retenue, nous sommes libres à la suite d’un ordre de repli.

Une deuxième fois, rue Cambronne, nous servons de cible aux soldats allemands retranchés autour de l’Ecole Militaire, grâce à l’habilité du motard, nous passons à travers ce tir. J’ai participé, lors d’un accrochage avec l’ennemi, aux coups de feu de la place St. Michel, juste avant la construction de la barricade.

Après la Libération de Paris, je suis élu par les responsables d’arrondissements à l’Etat-Major des Gardes Patriotiques et responsable de l’épuration et du contrôle des cadres ».

 Accueil

horizontal rule

Marcel CHADEBECH, Commandant Carron (décembre 2007)
 
Dans notre Bulletin du 1er trimestre, nous avions annoncé le décès (en décembre dernier) de notre camarade postier Marcel Chadebeck. Il y a quelques années nous avions parlé de son livre « Ce que j’ai connu de la Résistance » qu’il venait de publier et qui traitait de sa résistance et de ‘histoire des maquis de l’Azergues. Les participants de « Libé-PTT » aux congrès de l’ANACR le rencontraient à cette occasion. Ses autres livres « Civisme et Mémoire » (témoignages vécus d’authentiques résistants) et « 80 ans d’une vie pleine et agitée » participaient au travail de mémoire pour la défense des idéaux de la Résistance.

Il était membre du comité ANACR de Roussillon, et dans le journal « Résistance Isère » de l’ANACR, un long article rappelle le parcours de celui qui deviendra le Commandant Carron. Nous publions ci-dessous un large extrait de cet article paru dans le numéro d’août 2008.

 

   

 

« Marcel Chadebeck est entré au centre de tri postal de Lyon Gare en 1936 où il rejoindra rapidement une équipe importante et efficace de militants syndicaux et politiques. Fin 1937, à 17 ans, il adhère à la CGT puis au Parti communiste. Deux engagements qu’i a poursuivis jusqu’à son dernier jour. Dès 1942, jeune postier, il entre en résistance aux côtés de ses camarades. De sac postal contenant de grosses sommes d’argent, mises au service de la Résistance, aux actions armées contre l’occupant, il sera bientôt repéré et obligé de « se mettre au vert » en Savoie. En octobre 1943 il est recruté par le camp Desthieux dans la vallée de l’Azergues, devient rapidement adjoint au chef militaire, puis lui succédera en avril 1944 après que celui-ci soit grièvement blessé. Sous l’impulsion du camp Desthieux, les maquis FTP de l’Azergues vont se développer. Ils ont pour mission de neutraliser la voie de chemin de fer Lyon-Paray le Monial par laquelle les allemands font transiter marchandises, matériel, armement, ligne qui sous les attaques répétées des maquisards ne fonctionnera jamais en totalité. Le 19 mars 44, Marcel est responsable du camp quand 2 compagnies de GMR et ds gardes mobiles l’attaquent. 10 maquisards y laisseront leur vie. Les 26 restant vont se réorganiser et poursuivre leur mission. En raison de l’importance des unités, Marcel devient le chef des formations. Le 28 mai 1944, il doit veiller et aider à l’implantation d’un nouveau maquis où se regrouperont les rescapés de l’Etat major FTP de la Zone sud démantelé après une dénonciation. Ils créeront rapidement une compagnie puis un bataillon (le 89). Les maquis de l’Azergues ne sont pas restés inertes puisque dès les premiers jours du mois de juin, la vallée de l’Azergues est libre. Mais il faut prendre en main l’administration de la Région d’où l’organisation du « congrès du Chamelet » où se trouvent réunis les chefs de la Résistance et les représentants des autorités locales. C’est ce congrès, animé notamment par Marcel, qui fixera le prix des produits alimentaires qui perdureront pour certains après la libération. Marcel écrit « Je dois dire qu’il s’agit pour nous, jeunes FTP de problèmes tous nouveaux. Heureusement, il y a, à Chamelet les rescapés de l’état-major FTP qui sont des militants avertis et qui nous donneront à cette occasion un sérieux coup ‘épaule ».

Ce sont les bataillons 14 juillet et b89 qui participeront, sous le commandement du colonel Lepetit, puis lorsqu’il est mitraillé dans sa voiture par l’aviation américaine et grièvement blessé, du colonel Brun, à la Libération de Lyon. Mais Mrcl qui attendait avec impatience ce moment n’y participera pas suite à un accident de moto. Quelque jours plus tard il rejoindra à la caserne de la Part Dieu le 1er régiment FFI du Rhône créé à partir des bataillons FTP et deviendra le commandant Carron, Major du régiment.

Après la Libération, Marcel oeuvrera pou la paix, sera secrétaire général du Mouvement de la Paix dans le Rhône. En 1964 il contribua à la création de l’Amicale des Anciens des maquis de l’Azergues. Il prendra part avec l’amicale et au sein de l’ANACR à la défense des idéaux de la Résistance ».

Biographie de Marcel tirée du site "Maquis d'Azergues"Cliquez sur le lien ci-dessous

http://www.maquis-azergues.com/spip.php?article10

 Accueil

horizontal rule

HOMMAGE  À  MARCEL  CARTON (mars 2007)

 

 

Mesdames, Messieurs,

Chers Amis et Camarades,

Nous sommes réunis ce jour pour une bien dure épreuve, celle de dire adieu, à notre ami, notre camarade, notre frère : Marcel CARTON.

Pour la plupart d’entre nous ce moment cruel est l’occasion de revivre près de 50 années de vie commune, soit toute une carrière.

En premier lieu au Syndicat des Télécoms de Paris, c’est-à-dire au sein de notre organisation : la CGT où nous avons assumé, avec beaucoup d’autres, la défense des intérêts des personnels de notre secteur, dans la région Parisienne, puis à Paris.

Ce demi siècle passé, avec ses moments difficiles, voire dramatiques, mais compensés par d’autres joyeux, exaltants même.

Il nous ont permis d’apprécier au plus profond les grandes qualités de celui qui vient de nous quitter : celles du courage, de la continuité dans l’effort, de la rigueur et surtout l’honnêteté.

Parallèlement : la chaleur de son amitié et son sens élevé de la fraternité auxquelles il faut ajouter : la gouaille, qu’il tenait de ses origines Lyonnaises, avec le chant révolutionnaire : les Canuts, qui a été de tout temps son credo, dans les moments où il s’exprimait avec chaleur et enthousiasme.

Et pourtant, au cours de son adolescence, pendant la tragique période de l’occupation allemande, ,il sera confronté avec la mort. Lors d’une opération de représailles dans les durs combats de Vercors, ou ses parents l’avait placé pour le protéger, il aura l’occasion de mesurer le véritable visage du nazisme.

Trop jeune pour intégrer les rangs de la Résistance active, il s’engagera dans les rangs de la 1ère armée du Général De Lattre dès la Libération. Puis après la capitulation nazie sans condition et la fin des combats en Europe, son engagement militaire le conduira au Vietnam avec le corps expéditionnaire français pour y subir la sale guerre.

Il reviendra de cette nouvelle épreuve particulièrement mûri et affirmé dans ses idées pacifiques et progressistes.

C’est à ce moment qu’il trouvera sur sa route l’Administration des PTT. Après un concours réussi, il va exercer son activité professionnelle à Paris dans les services des Télécommunications.

Dans le même temps, il rejoindra aussi les rangs du Parti Communiste Français. À Paris, il va faire ses débuts dans la plus grande concentration regroupant les personnels d’exploitation du téléphone : le Central Interurbain ARCHIVES. Il y effectuera la totalité de sa carrière, soit près de 40 ans. Il va y tenir une place éminente. Il avait une préférence pour les services qui exercent leur activités le soir ou la nuit, et qui réclament une qualité professionnelle sans cesse plus approfondie.

C’est ainsi que dans les grands périodes conflictuelles, ils ont été chargés de missions délicates. Il va déployer par ailleurs, avec d’autres, dans les différents secteurs de l’entreprise, une intense activité syndicale à la CGT pour atténuer les difficultés découlant des mauvaises conditions de vie et de travail et ayant es incidences sur la santé et la discipline.

Cette attention permanente va contribuer au rayonnement de la CGT dans ces services à forte concentration féminine qui ont pu apprécier la place militante tenue par Marcel et son organisation syndicale.

Tout au long de cette activité il a eu aussi l’occasion de manifester des qualités particulières pour la défense de la trésorerie indispensable pour conduire la lutte syndicale.

C’est ainsi, qu’il devint un trésorier unanimement reconnu pour sa rigueur de gestion,.

Le syndicat régional se devait lui aussi d’apprécier ces qualités et solliciter son concours. Au 3ème Congrès de 1960, il accepta d’assurer la responsabilité de Trésorier du syndicat régional. Elle sera au fil des Congrès reconduit pendant 30 ans.

Tout au long de ce quart de siècle, en qualité de secrétaire général, je n’ai eu qu’à me louer de ces qualités précitées. Mieux, cette qualité constante m’assurait, déjà, une tranquillité d’esprit totale pour atteindre une gestion financière qui nous a permis la réussite d’initiatives importantes.

Ce bilan n’aurait jamais pu être atteint sans la pugnacité de Marcel qui a toujours su dégager les fonds nécessaires malgré la rigueur des luttes qui allaient préparer l’explosion de 1968 et ses lendemains.

Avec l’arrivée de la retraite, Marcel va s’orienter vers l’étude de ces problèmes et la nécessité de préparer l’organisation des personnels à cette difficile mutation.

C’est toujours avec les mêmes qualités qu’il contribuera au développement des forces syndicales retraités de notre secteur.

Marcel et Libé. PTT

Au terme de l’année 1993, avec la disparition subite de Serge LAFOURCADE, notre association des anciens Résistants – Libération Nationale PTT, devait connaître des difficultés importantes d’organisation.

Appelé à assumer un intérim dans ces conditions, nous avons eu comme solution immédiate de confier à Marcel la responsabilité de secrétaire à la trésorerie. Bien nous en a pris car à ce poste national et délicat, il va affirmer les mêmes qualités qu’au niveau de l’entreprise ou du syndicat Régional CGT des Télécoms.

Il va assumer cette responsabilité jusqu’à ces derniers temps.

Avec toujours le même esprit, il va contrôler pendant les 13 années que nous venons de vivre, à développer l’audience de notre association et au recrutement de centaines d’Amis qui étaient indispensables à la survie de Libé. PTT. Apportant ainsi la garantie que sera poursuivi le combat mené par l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR), depuis plus de 50 ans, de manière pluraliste, pour la défense des valeurs qu’exprime le programme du Conseil National de la Résistance, aujourd’hui dangereusement menacé.

Ces forces nouvelles permettent un nouveau départ de notre activité et la réalisation d’importantes initiatives telles : L’exposition du « Personnel des PTT dans la Résistance », qui parcourt les services de toute la France, depuis près de 10 ans et tout récemment l’édition de la plaquette « Hommage aux morts de 1939-45 » des centres et bureaux d la Direction des services téléphoniques de Paris, réalisation d’autant plus indispensable que la gestion actuelle de notre secteur entraîne de nouvelles menaces sur l’existence de certain immeubles ou travaillaient nos martyrs. 

Ce bilan conséquent a pu être réalisé grâce au progrès constatés, avec les forces financières nouvelles dégagées et leur saine gestion que permettait l’excellence du travail de Marcel.

Enfin, avec l’apparition de la cruelle maladie qui devait l’emporter, dans la dernière période nous avons pu utiliser des forces nouvelles prises dans les rangs des Amis. Elles ont contribué à soulager Marcel de ses responsabilités par la création d’une organisation collective de ce secteur, animée par les camarades Christian AUSTRUY, André GOUJON et Marcel PIEL. À leur façon, il ont ainsi rendu hommage au travail de leur aîné. Qu’ils en soient en ce jour remerciés.

Telle fut la personnalité et l’œuvre de celui qui nous quitte ce jour. Il a ainsi largement contribué au niveau de notre association à remplir notre mission indispensable de mémoire.

 

Chère Christiane,      

Avec tous ceux qui t’accompagne ce jour, nous comprenons, pour avoir partagé pleinement avec toi, cette dernière période, combien ta peine est immense. Nous voudrions t’assurer que nous continuerons à t’apporter, avec toute notre amitié, notre soutien dans cette cruelle épreuve : celle de se séparer de son compagnon avec tout ce que représente de vie commune et d’amour.

 En t’assurant de nos condoléances les plus sincères que nous te demandons de partager, avec toute ta famille … et Aurélien, sache que Marcel restera toujours présent dans nos mémoires et notre vie de tous les jours.

Allocution prononcée par Jean BLANCHON, 19 mars 2007.

                                                                            Jean BLANCHON

Accueil

horizontal rule

 

Les obsèques de Jean-Claude MATHIEU (décembre 2006)

 

 

Une forte délégation de notre association autour de son drapeau, de très nombreux camarades de la CGT, de l'UCR et de LSR, entouraient Yolande son épouse, sa fille, ses enfants et toute la famille, lors de son inhumation au cimetière communal de Bagneux le 13 décembre.

Michel DELUGIN, au nom de Libération Nationale PTT, dit "notre profonde tristesse à la perte de notre camarade Jean-Claude. Sa disparition brutale nous a consternés. Quelques jours auparavant, il avait participé à la réunion du Bureau National, dont il était membre depuis plusieurs années. Il avait accepté de rédiger l'éditorial de notre bulletin trimestriel.... Dans ce texte, Jean-Claude traite du congrès de l'ANACR tenu à Limoges, fin octobre et auquel il participait en tant que délégué avec quatre autres de ses camarades. Durant ce congrès, il s'était montré très actif, participant à toutes les séances plénières ainsi qu'au travail des commissions. Par ailleurs, il avait imprégné la délégation de sa bonne humeur et de son esprit de camaraderie. Il donnait une telle impression de force, il exprimait une telle joie de vivre, malgré l'épreuve de la maladie, que l'idée d'une proche disparition ne pouvait pas nous effleurer.

 

 

Jean-Claude lors d'une cérémonie au ministère des PTT

 

Michel DELUGIN rappelle ensuite des souvenirs personnels et leurs activités syndicales communes. Il poursuit : "Il était le plus jeune (ou le moins âgé) des adhérents Résistants de notre association. Il faut dire que son parcours était assez exceptionnel. Jeune télé, il s'était mis à la disposition de la Résistance pour le transport du courrier; puis il avait pris part aux combats de la Libération et trichant sur son âge (son physique imposant lui facilitait les choses), il avait poursuivi la lutte armée contre le nazisme en s'engageant dans la première armée française. Lors des très durs combats sur les bords du Rhin, Jean-Claude avait été blessé par un éclat de grenade (il avait 16 ans!). La guerre finie, son tempérament plein d'allant l'avait amené à prendre un engagement dans la marine marchande et, c'était alors l'époque de la guerre d'Indochine, il avait en mémoire les actions menées sur son bâtiment pour la libération d'Henri Martin. A la fin de cet engagement, Jean-Claude était revenu aux PTT....

Voilà l'homme que nous pleurons aujourd'hui, l'homme avant tout épris de justice et de liberté, l'homme qui dans la terrible épreuve de l'Occupation allemande a choisi sans hésiter, le camp du courage et de la dignité.

 

                                                                                          Michel DELUGIN

Accueil

horizontal rule