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Cérémonie d’Aincourt (Val d’Oise)

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La cérémonie en mémoire du camp d’internement d’Aincourt, s’est déroulée le samedi 6 octobre 2018. Notre association était représentée par deux camarades du secrétariat : Michel Chassagne et Patrice Ligonière, porte-drapeau. Près de 300 personnes dont une cinquantaine de jeunes ont assisté à cet hommage rendu aux internés d’Aincourt.

 

 Aincourt, ce samedi. Près de 300 personnes dont une cinquantaine de jeunes ont assisté à la cérémonie annuelle en hommage aux internés du camp d’Aincourt.LP/Julie Ménard

 

 Aincourt, ce samedi. Près de 300 personnes dont une cinquantaine de jeunes ont assisté à la cérémonie annuelle en hommage aux internés du camp d’Aincourt.LP/Julie Ménard

 

Il était cette année encore important d’être nombreux à cette cérémonie. Bien sûr parce que l’histoire nourrit nos analyses du présent, mais aussi parce que la cérémonie et la stèle commémorative (installée seulement depuis 1994) sont menacées. Alors que l’hôpital apportait son aide matérielle à l’organisation de la cérémonie, avec les regroupements « GHT » (1) et les politiques d’austérité, la nouvelle direction estimait l’an dernier que ce n’est pas son rôle « d’engager des coûts financiers directs et indirects dans l’organisation d’une commémoration ».

Le camp d’internement d’Aincourt est situé sur le site de la Bucaille, dans l’ancien sanatorium (à l’époque dans l’arrondissement de Mantes-la-Jolie) et 1500 personnes y seront enfermées de 1940 à 1942 : des militants communistes et syndicalistes, mais aussi des femmes juives et des femmes « indésirables » selon le vocable de Vichy (étrangères ou Tsiganes françaises).

Aincourt fut le seul camp pour des internés politiques. Il a été mis en place par les autorités françaises, sans demande des occupants nazis. Ce fut le premier camp dirigé et gardé par des Français en zone occupée.

Le 4 décembre 1940, parmi les internés une centaine furent emmenés à Châteaubriant, d’autres déportés vers les camps de la mort. Le 15 septembre 1942, le camp est évacué et toutes les femmes sont livrées par la police de Vichy à la Gestapo. Déportées à Ravensbrück, peu d’entre elles en reviendront. Le camp d’Aincourt fut officiellement dissout en septembre 1943.

(1)     GHT : Groupement Hospitalier Territorial        

 

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