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Assemblée générale le lundi 19 février 2018

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Une nouvelle fois notre assemblée générale annuelle s’est tenue à l’Hôtel de Ville de Paris. Présidée par Colette PALLARES, secrétaire générale adjointe, près de cinquante personnes ont durant trois heures dialogué sur la situation actuelle, les projets de l’association pour l’année 2018 et sur le travail de mémoire plus que jamais nécessaire.

Après avoir accueilli les invités, Louis SEGRESTAN représentant l’ANACR, Nancie BALDUENA, pour la FAPT – CGT, Patrick BOURGEOIS, président de l’Institut d’Histoire Sociale de la FAPT – CGT et Monique BIOT pour l’Union Fédérale des Retraités, la présidente a annoncé les excusés, présenté avec émotion la liste des adhérents décédés depuis la dernière assemblée et fait observer une minute de silence.

 

 

Louis SEGRESTAN

Représentant  l’ANACR

 

Colette PALLARES

Secrétaire générale adjointe 

 

Charles SANCET

Secrétaire général 

 

Le rapport d’activité de l’année passée est présenté par Charles SANCET, secrétaire général.

La première partie de l’exposé traite de la situation de 2017 en France et dans le monde. Nous la publions intégralement.

« En ce début de 2018, permettez-moi de revenir sur la situation en France après les élections de mai et de juin derniers, pour déplorer une nouvelle fois la poussée de l’extrême-droite. Une mobilisation de tous bords, avec des objectifs souvent éloignés de nos positions, a néanmoins permis d’éviter que notre République succombe devant ce parti de la haine, du racisme et de l’exclusion. C’est l’image du populisme l’un des plus dangereux que nous ayons connu.

L’extrême-droite est toujours en embuscade, nous devons être vigilants car si les mesures prises par nos gouvernants ne se traduisent pas par des réalisations qui vont dans le bon sens, la tentation d’une expérience avec le Front National existe.

En Europe, la montée des idées néo-nazies en Allemagne progressent. En Italie, c’est la haine du migrant avec une extrême-droite qui se manifeste, l’intolérance et le racisme en toile de fond.

En Autriche, après plusieurs semaines de discussion avec le nouveau chancelier, six ministres d’extrême-droite sont entrés au gouvernement autrichien. Leur exigence a sans doute payée car ils ont obtenu des ministères stratégiques : l’Intérieur, la Défense, les Affaires Etrangères et la Fonction Publique.

Leur leader, Heinz-Christian Strache, défilait il y a quelques années avec une organisation nazie, même s’il récuse aujourd’hui cet engagement de jeunesse précise-t-il. Mais son parti accueille toujours un grand nombre de nostalgiques du régime hitlérien.

Dans notre Bulletin du 1er trimestre 2017, nous avions cité et nous avions mis une photo de ce personnage aux côtés de Marine Le Pen. Certains camarades avaient été choqués que l’on mette la photo de la présidente de Front National avant les élections de ce printemps.

Le danger de l’extrême droite en France était d’actualité et il nous est apparu qu’il fallait montrer les relations du parti lepéniste avec ces dirigeants néo-nazis. Nous ne sommes pas à l’abri en Europe à l’occasion d’élections, du retour des nostalgiques du nazisme, du fascisme et du nationalisme.

D’autres inquiétudes sont hélas à l’ordre du jour et nécessitent la mobilisation pour la défense de la Paix. Ainsi les risques d’escalade nucléaire avec la Corée du Nord et la position de va-t’en guerre de Donald TRUMP  menaçant de destruction ce pays puis avec sa déclaration concernant son Ambassade d’Israël à Jérusalem, mettent le monde dans une situation où l’équilibre de la Paix est menacé.

Dans ce rapport, je ne voudrais pas oublier qu’à nouveau en 2017 nous avons été confrontés au terrorisme qui frappe aveuglément les populations civiles. Le 22 mai 2017 l’attentat de Manchester a fait 22 morts et le 27 août dernier, c’est Barcelone qui a été frappée, on a dénombré 16 morts.

Notre mission est aussi de rappeler ces évènements tragiques qui ont émaillés l’année passée : l’exode de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants quittant leur pays, fuyant l’horreur, la misère engendrée par les guerres, les massacres au nom d’une politique, d’une religion et aussi de conflits ethniques ».

 

Charles SANCET aborde ensuite plusieurs thèmes : d’abord le congrès de l’ANACR en octobre dernier à Dax, dont au passage il indique qu’elle reste la seule association au niveau national porteuse de la mémoire des combats et des valeurs démocratiques et humanistes de la Résistance.

 Ensuite, parlant  de notre attachement aux valeurs de la Résistance, il précise :

« Les évoquer c’est bien, mais ne serait-il pas utile – notamment pour les plus jeunes – de préciser ce que l’on entend par ces mots chargés d’histoire. En effet, lorsque l’on parle des valeurs de la Résistance on se réfère au texte adopté par le Conseil National de la Résistance le 15 mars 1944. Dans moins d’un mois nous célèbrerons le 74ème anniversaire de cet évènement. N’oublions pas qu’il fut adopté à l’unanimité et que dans la composition du CNR il y avait les grands mouvements de Résistance, les partis politiques et syndicats résistants. Dans ce programme on peut distinguer deux préoccupations essentielles d’abord la nécessité de chasser l’occupant nazi et le régime de collaboration.

Ensuite ce programme préparait l’avenir et abordait dans un premier temps le rétablissement de la République dans laquelle le suffrage universel sera le fondement des institutions. Une remarque importante, il n’est pas dit qu’il sera étendu aux femmes, de même ne furent pas abordés la laïcité et les droits des pays colonisés. L’unanimité sur les sujets essentiels à ce moment-là devait être préservée.

Ce programme élaboré à Paris sous la botte nazie, était politiquement et socialement progressiste. Il reste encore aujourd’hui une référence et depuis déjà pas mal de temps, certains dirigeants et hommes politiques n’ont de cesse de le réduire.

L’unité forgée dans le combat autour du CNR, a fait place très rapidement après la Libération, aux affrontements politiques, à la division aussi, les aspects sociologiques ont pris le dessus.

Mais les valeurs de la Résistance sont toujours d’actualité. Il dépend de nous tous qu’elles continuent à vivre ».

 

Charles Sancet va parler d’un sujet important : Avoir une réflexion sur la diffusion de nos activités et de nos idées. Il aborde d’abord le site INTERNET de notre association en rappelant les contraintes juridiques, droit à l’image, domaine public et domaine privé etc…Il précise « qu’il faut être très vigilants sur le contenu de ce qui apparait sur notre site ».

Ensuite il va longuement traiter du moyen d’expression qui est notre Bulletin trimestriel. Il énumère le contenu et souligne le travail collectif pour écrire les articles. Il souligne l’impérieuse nécessité de renforcer l’association et notamment le Conseil d’Administration.

 

 

 

Patrick BOURGEOIS, président de l’Institut d’Histoire  Sociale de la FAPT – CGT

 Monique BIOT pour l’Union Fédérale des  Retraités

  Louis CARDIN

 

Sur les commémorations et les activités à venir il rappelle les principales dates, notamment le 27 mai, Journée Nationale de la Résistance. Michel Chassagne, qui fait partie du Comité parisien d’organisation, interviendra au cours de la discussion.

 

 

Colette Pallarés est chargée de présenter des propositions sur le renforcement de l’association et sur les actions pour cette année.

Une discussion à laquelle ont participé une vingtaine de délégués s’est instaurée dès la fin du rapport de Charles. Ont été abordés : les questions de notre activité en direction des jeunes, le renforcement lié au devoir de mémoire, les directions de La Poste d’Ille-et-Vilaine et de Toulouse mises en cause pour leur absence aux cérémonies mémorielles. Les plaques commémoratives, visiter le Musée de la Résistance Nationale à Champigny, le danger de l’extrême droite et bien sûr le renforcement furent au cœur du débat.

Colette Pallarés va aborder au cours de cette discussion l’avenir de Libé. Nat. PTT. « Celui-ci est à court terme très fragilisé et nous inquiète….Si nous sommes présents lors des cérémonies au siège de La Poste, de l’Arc-de-Triomphe et autres, nous n’arrivons pas à dégager une activité propre pour recruter au sein de notre association ».

Colette poursuit : « Nous disposons du matériel nécessaire pour présenter notre association : panneaux sur la Seconde Guerre mondiale, panneaux sur la résistance normande des postiers. Nous avons contacté l’académie de Caen, pour exemple, afin d’avoir la liste des professeurs d’histoire pour leur faire connaitre notre association. En vain ».

Colette Pallarés explique ensuite le travail en cours qu’elle effectue avec Joël Ragonneau, à partir d’un témoignage de Marcel Chaigneaud, Résistant PTT, (paru dans un  livre édité par « Libé.PTT » en 1986) « qui a été appelé à s’intéresser sur l’utilisation de l’onde porteuse de l’Emetteur Grandes Ondes de la Tour Eiffel par l’ennemi. Les Allemands utilisaient celle-ci pour transmettre des messages codés. Marcel Chaigneaud en possession des renseignements transmis par l’ennemi, les communiquait à Camille Trébosc, qui les retransmettait à l’état-major de la Résistance pour Londres ».

 

RAGONNEAU Joël

 

Colette Pallarés énonce les projets : réunion sur la résistance PTT dans la Marne (le central téléphonique de Châlons-en-Champagne aurait été un point essentiel pour les Alliés en vue du débarquement), préparation des cérémonies de 2019 (75e anniversaire du débarquement en Normandie), Libération de Paris. Elle évoque l’avenir de la stèle de Beaucoudray (en hommage aux 11 Résistants fusillés du réseau PTT de St Lô) concernant le financement par Orange et La Poste et le rapprochement avec l’ACVG-PTT sur les questions du travail de mémoire.

André Goujon présente ensuite le rapport de trésorerie. Les finances de l’association sont bonnes. La rentrée des cotisations, (légèrement inférieures à 2016) doit être améliorée. Les dons de nombreux adhérents (qui sont joints à la cotisation) sont importants et sont une aide très appréciée. Cependant, le nombre d’adhésions est seulement de deux en 2017 et fragilise l’association.

 

 

ß- Sancet  Ch –  Balduena N – Goujon A

 

Serge Grégory, au nom de la Commission de contrôle financier, détaille les opérations de vérification de la comptabilité effectuées et donne quitus de la bonne gestion et de l’exactitude des opérations de trésorerie.

VOTE : la présidente de séance fait voter sur les deux rapports (d’activité et de trésorerie) qui sont adoptés à l’unanimité.

 

 

Hélène LAFFAIT présente le nouveau Conseil d’Administration et la Commission de Contrôle financier. Les membres sont élus à l’unanimité.

Le Conseil d’Administration élu

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Président d’honneur :    Jean  BLANCHON

 

Secrétaire général :                           Charles  SANCET

Secrétaire générale adjointe :         Colette  PALLARES

Secrétaire à l’organisation :            Michel  CHASSAGNE

 

Trésorier :                                          André  GOUJON

Trésorier adjoint :                            Christian  AUSTRUY

 

Secrétaires : Didier  CROUZET                       Hélène  LAFFAIT

                                    Serge  GREGORY                        Patrice  LIGONIERE

                                    Joël  RAGONNEAU                     Michel  SCHAEFFNER

 

Membres :

Sylvie  BAYLE                      Daniel  BENIT                           Louis  CARDIN

J.-Pierre  CHEVRIER         Yvette  CROS                            Raymond  DAUDE

Emile DUPUY                        J.-Jacques JOIGNEAU            Raphaël GUIBERT

Jean  MANANE                    Marcel  PILLET                        J.-Marc  VACHER

 

Commission de Contrôle financier :

 

                Jacqueline  FOUCHER             Ernest  LE-STRAT                    Serge  MAS

 

 

Après les interventions de nos invités, Nancie Balduena et Patrick Bourgeois, il revenait à Louis Segrestan, membre du Conseil National de l’ANACR de clôturer les travaux de cette assemblée. Etant également président du Comité local de l’ANACR de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), il a terminé son exposé par l’histoire du réseau « La Source K » de l’Ingénieur Robert Keller et des techniciens Matheron et Guillou. Car c’est à Noisy-le-Grand que se trouvait le pavillon dans lequel s’effectuaient les écoutes téléphoniques sur les câbles Paris-Berlin. Louis Segrestan a indiqué que huit balises (dont celle de « La Source K ») sont installées sur le « Parcours de Mémoire » qui va être inauguré le dimanche 23 septembre 2018. Le pavillon n’existe plus, ce sont des immeubles qui ont été construits depuis.

Louis Segrestan membre du Conseil National de l’ANACR

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