BulletsRetour

horizontal rule

Assemblée Générale de « Libération Nationale PTT »

07 février 2013

de 9 heures à 12 heures 30

à la Mairie de Paris

**********

 

Présidée par Michel DELUGIN, l’Assemblée générale de l’association s’est tenue à la Mairie de Paris, salle de commission du 1er étage, le jeudi 7 février 2013. Le président de séance, après avoir excusé quelques personnes, donne des nouvelles de Jean BLANCHON dont la santé ne lui permet plus d’assister à nos assises, ensuite il annonce les noms des disparus depuis la dernière assemblée et fait observer une minute de silence.

 

 

 

Plusieurs invités participaient à cette réunion : Jacques VARIN, Secrétaire général de l’ANACR, Catherine JACOMET pour la FAPT – CGT, Danièle LEDOUX pour l’Institut d’Histoire Sociale FAPT – CGT. Nos amis, Gisèle et Jacques MARCHAIS-LE GOFF représentant l’association « Loisirs Solidarité Retraités – Montreuil » nous avaient fait le plaisir d’être parmi nous.

           

Vue partielle de l'assemblée

Michel DELUGIN déclare "ouverte"  l'assemblée générale et donne la parole à Charles SANCET,  secrétaire général adjoint, qui présente le rapport d'activité de l'association.  .

 

horizontal rule

Rapport d'activité

Charles SANCET  secrétaire général adjoint

présente le rapport d'activité.

Rapport présenté par Charles SANCET (Secrétaire général adjoint)

Chers camarades,

C’est maintenant une tradition et pour nous un grand plaisir de tenir notre Assemblée Générale à la Mairie de Paris. D’autant plus, je le précise, que cette salle nous est accordée à titre gratuit. Un grand merci donc à Mme Vieu-Charrier, adjointe chargée de la Mémoire et du monde combattant et toute son équipe.

Notre assemblée est toujours un moment important dans la vie de notre association. Elle permet d’examiner notre activité au cours de l’année passée. Mais elle doit aussi nous permettre de fixer, de proposer des objectifs d’action, de réflexion pour l’année en cours. Bien sûr, vous devez donner votre avis sur les rapports d’activité, de trésorerie et élire le conseil d’administration. Cela fait partie de la vie démocratique de notre association.

Mais avant, permettez-moi, d’avoir une pensée pour Camille Trébosc qui nous a quitté en septembre dernier. Michel lui a rendu hommage dans le dernier bulletin et également il y a quelques instants. J’ai connu Camille, puis Paule, voici plus de 15 ans. Je me souviens lors d’une visite chez lui à Montpellier, combien il était fier de voir que l’association Libé PTT, qu’il avait contribué à créer en 1947 était, grâce à nous ses jeunes ami(e)s, nous les « passeurs de mémoire »,  sur de bons rails pour perpétuer le combat de toute sa vie et de celle de son épouse Paule Trébosc disparue quelques années avant lui.

 

Hommage à

Bullets Camille TRÉBOSC

 

Bullets Hommage à Paule TREBOSC     

En citant Camille Trébosc, je pense aux résistants et résistantes qui ont été porteurs d’un vécu personnel d’une expérience et d’une connaissance historique de ce qui s’est déroulé entre 1939 et 1945 et dont les résurgences actuelles nous obligent à la plus grande vigilance et à combattre les idéologies qui furent vaincues en 1945.

Notre société confrontée à une crise profonde, à la progression du chômage, à l’exclusion réveillent, comme dans les années 30, les idées nauséabondes de racisme et de xénophobie que l’on aurait pu croire disparues. Les extrémistes de droite tentent dans notre pays de faire taire tous ceux qui portent la mémoire des luttes menées contre le fascisme hitlérien. Ainsi lorsque la municipalité de Bollène a interdit aux anciens combattants de diffuser le « Chant des Partisans » lors de la commémoration de l’Appel du général de Gaulle du 18 juin 1940, notre camarade centenaire Mathilde Filloz, s’est levée et son cri « Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur Bollène » s’est propagé dans toute la France et dans un grand nombre de comités départementaux de l’ANACR. Il a fait l’éditorial de notre Bulletin du 2ème trimestre.

D’autres sujets de société et d’autres guerres ou conflits font chaque jour l’actualité de nos journaux et nos télévisions. Je ne souhaite pas que l’on engage un débat sur toutes ces questions, certes importantes, mais comme notre temps est compté, je voudrais que l’on consacre l’heure de discussion essentiellement à l’activité de notre association.

Comme vous allez le voir, cette activité a été très dense en 2012. Elle se résume pour l’essentiel aux diverses réunions notamment lorsqu’elle est invitée à des assises syndicales et aux commémorations.

Interventions dans les congrès et autres

Le 23 février 2012, à Toulouse notre section de Libé PTT organisait une réunion-débat devant 25 personnes, auquel je participais ainsi que le président et le trésorier du comité départemental ANACR. Le compte rendu est paru dans notre Bulletin.

Du 27 au 29 mars 2012, lors de la Conférence nationale des retraités de la Fédération des Activités Postales et de Télécommunications CGT  à Ronce-les-Bains, André Goujon y a pris la parole pour présenter notre association et rappeler les objectifs qu’elle poursuit notamment le travail de mémoire pour faire connaître la Seconde Guerre mondiale.

Les 4 et 5 mai 2012, quelques jours après, Patrice Ligonière représentait notre association  au Congrès de la FAPT CGT des Yvelines. Il y pris la parole lui-aussi devant les congressistes pour faire connaître « Libération Nationale PTT ».

Les 30 et 31 mai 2012, au Congrès de la FAPT CGT du Bas-Rhin , j’avais pour ma part axé mon intervention sur la Résistance en Alsace notamment le rôle des femmes dans une Alsace annexée par le Reich dès 1940. Je précise que c’était la première fois que nous allions à Strasbourg.

Les 15 et 16 novembre 2012, Yolande Gaspéroni, était invitée au Congrès de la FAPT CGT de Haute-Garonne Télécoms  à Blagnac et elle est intervenue pour  présenter « Libé PTT », ses activités mais aussi parler du CNR et d’autres sujets relatifs à la Résistance.

Louis Cardin, quant à lui, participait au Congrès de la FAPT CGT d’Ille-et-Vilaine à Rennes et comme les autres camarades y intervenait.

Toulouse 16 Novembre 2012

Bullets Lire l'Intervention    

  Rennes 16 Novembre 2012

 BulletsLire l'intervention            

    

Le 23 novembre 2012, Michel Delugin, invité au Congrès de la FAPT CGT de l’Oise s’adressait aux congressistes dans une courte intervention.

Le 27 novembre 2012, invité par le comité ANACR de l’Indre, dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la déportation, je participais à une encontre avec 370 collégiens sur le thème « communiquer pour résister ». Le compte rendu a servi d’éditorial de notre dernier bulletin.

Dans les projets énoncés lors de l’AG l’an dernier nous avions souhaité aller plus souvent en province. Huit sorties, je crois que l’objectif a été atteint.

L’autre activité incontournable c’est celle des commémorations. Je vais les citer rapidement. Au siège de La Poste à Paris, nous participons à trois cérémonies : celle du 8 mai, du 25 août et du 11 novembre. Pour cette année je vais vous donner les dates prévues que vous pourrez dès maintenant réserver : le mardi 7 mai, le vendredi 23 août et mardi 12 novembre.

Commémorations

Pour ce qui concerne la province, nos camarades participent et dans certains cas organisent les commémorations.

C’est le cas à Toulouse où notre section de Libé PTT, très active, s’est retrouvée le 10 mai dernier devant la plaque « salle Lacombe-Landrieux » à Toulouse RP, du nom de deux facteurs tués par la Gestapo. Ensuite à Toulouse au Bureau gare puis au Centre de tri, nos camarades ont honoré les deux martyrs Beret et Testut.

Bullets Se souvenir du passé

 

 Le 6 mai 2012 à Rennes, devant le centre des télécommunication qui porte le nom de Pierre Guillou, mort en déportation.

 

Pour voir la cérémonie, Cliquez sur le lien ci-dessous

BulletsHommage à Pierre Guillou

 

Le 8 mai 2012 à Rennes Recette Principale, devant la plaque commémorative, la cérémonie s’est déroulée avec les deux associations, l’ACVG et pour la première fois avec « Libé PTT ». Le lendemain le 9 mai, au Centre des télécommunications, à l’initiative de la section syndicale CGT et avec la participation d’une trentaine de personnes, Louis Cardin puis le Chef d’Etablissement rappelèrent l’action de Pierre Guillou, de « La Source K ».

BulletsAllocution de Louis Cardin

BulletsPierre GUILLOU Biographie

 

Le 8 mai 2012 à Noisy-le-Grand, notre association était invitée à une cérémonie organisée par la municipalité de Noisy-le-Grand et le comité local ANACR pour inaugurer une balise du « Chemin de mémoire » à l’occasion du 70ème anniversaire de «  La Source K », une prouesse technique d’écoute des circuits téléphoniques allemands dirigée par l’Ingénieur Robert Keller et les deux techniciens, Pierre Guillou et Laurent Matheron. La cérémonie s’est déroulée à l’emplacement même du pavillon qui abritait, il y a 70 ans, le système d’écoute. Près d’une dizaine de camarades de « Libé PTT » avec le porte-drapeau Michel Chassagne, participaient à cette cérémonie.

Le 27 mai 2012 nos camarades de Toulouse participent à la commémoration de la création du CNR avec le comité ANARC de la Haute-Garonne. Ils participent aussi, et c’est important de le souligner, à d’autres commémorations, je cite, celle du 17 août à l’initiative du Parti communiste en hommage à Jacques INSEL, compagnon de Marcel MENDEL guillotiné à la prison Saint-Michel, le 18 août la libération de cette prison et le 20 août la libération de Toulouse et la grève insurrectionnelle des cheminots. Pour rester sur Toulouse, je précise aussi que nos camarades participent à la commémoration du 11 novembre avec l’ANACR et ont été invités au congrès de l’ANACR 31 le 1er décembre dernier. De deux à dix membres de Libé PTT participent à ces diverses manifestations.

Le 17 juin 2012, Colette Pallares nous représentait comme elle le fait depuis plusieurs années à la commémoration de Beaucoudray dans la Manche. Organisée par l’ACVG, cette cérémonie rend hommage aux martyrs du groupe de maquisards assassinés par les nazis, dont plusieurs postiers de St.-Lô. Etaient présents, la direction régionale de France Télécom, les représentants du préfet, conseil général et les maires de plusieurs communes, ainsi que des militaires.

Bullets Beaucoudray Archive

 

Le samedi 18 juin 2012 à Plonévez-Porzai dans le Finistère, a été inauguré le « Square Pierre Guillou »

Pour voir la cérémonie, Cliquez sur le lien ci-dessous

Bullets PLONEVEZ-PORZAY

 

Revenons à Paris, le 7 mai 2012, commémoration du 8 mai 1945, elle s’est déroulée à 11 heures 30,  au  siège de la Poste, 44 Boulevard de Vaugirard Paris 15ème. 

Pour voir la cérémonie, Cliquez sur le lien ci-dessous

                                                             Bullets 8 mai 1945 2012

 

Le 9 mai 2012, au siège de France Télécom, un hommage a été rendu aux personnels des télécommunications des centres téléphoniques et télégraphiques de Paris, morts au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Bullets 8 mai 45 - 2011 au siège de France Télécom (Archive)

 

 Le 23 août 2012, comme tous les ans, l’ANACR ravive la flamme sur la tombe du soldat inconnu. Sept ou huit camarades de notre association y participent avec Jean-Marc Vacher qui était ce jour-là notre porte-drapeau.

Voir les textes, les images et les videos des commémorations de la "Libération de Paris, Cliquez sur le lien ci-dessous

BulletsCérémonie 2012

 

Le 24 août 2012, invitée par les sections CGT de la Recette Principale de Paris Louvre à la commémoration de la Libération de Paris et à l’hommage aux victimes et martyrs de cet établissement, notre association était représentée par Michel Delugin qui dans une courte intervention a apporté sa contribution à cette cérémonie.

Archive 2010BulletsCérémonies de la Libération de Paris

 

Toujours le 24 août 2012, la cérémonie commémorative de la Libération de Paris s’est déroulée au siège de La Poste.

Pour voir l'intégralité de la cérémonie, Cliquez sur le lien ci-dessous

BulletsCérémonie 2012

 

 

Le 25 août 2012 dans l’enceinte d’honneur de la Marie de Paris se déroulait la cérémonie du 68ème anniversaire de la Libération de Paris en présence du Président de la République François Hollande. Michel Chassagne, notre porte-drapeau participait à cette commémoration.

Cérémonie du 68ème anniversaire

 de la Libération de Paris

Notre camarade Michel Chassagne, porte-drapeau de « Libération Nationale PTT-ANACR » était invité par le Maire de Paris à cette importante cérémonie en présence de Monsieur François Hollande, président de la République.

Cette cérémonie se déroulait le samedi 25 août 2012 dans l’enceinte d’honneur de la mairie de Paris.

BulletsVoir la cérémonie

 

Le 27 septembre 2012 à l’initiative du Comité départemental ANACR du Loir-et-cher, une cérémonie pour honorer la mémoire des combattants, résistants et déportés de ce département, s’est déroulée dans le hall de la direction des postes devant la plaque commémorative où sont inscrits 16 noms. « Libération Nationale PTT » et son drapeau y participait aux côtés des associations départementale : ANACR, FNDIRP, FNACA ainsi que l’UDAC et les Amis du Musée de la Résistance et la Déportation. Plusieurs élus, un député des conseillers généraux, des maires et le représentant du Maire de Blois assistaient à cette manifestation.

 

Les 5, 6 et 7 octobre 2012 s’est tenu le Congrès National de l’ANACR à Lons-le-Saunier. Notre association étaient représentée par 11 délégués, dont 3 de Toulouse et 1 des Hautes-Pyrénées. Il faut noter que notre délégation comprenait 5 femmes. Dans le dernier bulletin trimestriel, vous avez apprécié je n’en doute pas le compte-rendu de ce congrès fait par nos camarades Yolande Gasperoni et Dany Briot. Cela me dispense d’allonger mon intervention.

05, 06 et 07 octobre 2012

Congrès national de l’

à

Lons-le-Saunier (Jura)

Voir le congrès Bullets Grandes dates

 

 

Cependant, je voudrais signaler, mais là-aussi vous avez lu avec attention le bulletin trimestriel, que notre association était présente avec le drapeau de l’association dont le porteur était Patrice Ligonière, à l’inauguration d plaques commémoratives au terrain d’aviation d’Orion d’où sont partis de nombreux résistants, en particulier Jean Moulin et les époux Aubrac. Le compte rendu de Patrice est excellent, il explique l’histoire de ce terrain d’Orion dans le Jura, sans doute méconnu par beaucoup d’entre nous.

06  octobre 2012

Congrès national de l’

Visite du terrain d’atterrissage « ORION » dans le Jura

BulletsVoir le reportage de Patrice LIGONIERE 

 

Notre bulletin trimestriel accompli ainsi un travail de mémoire important qui nous aide si nous voulons intéresser nos camarades de notre corporation et bien sûr les faire adhérer.

 

Commémoration du 11 Novembre

Elle s'est déroulée le 12 novembre 2012 au siège de la Poste.

Commémoration du 11 novembre, Cliquez sur le lien ci-dessous

Bullets Commémoration du 11 nov 1918 le 12 nov 2012

 

 

L’année 2013 sera marquée par la commémoration de plusieurs évènements importants. En premier lieu celle du 27 mai date de la création du Conseil National de la Résistance, sous la présidence de Jean Moulin. Je rappelle aussi qu’en avril 1943, la CGT se réunifiait, ce sont les accords du Perreux. Un mois et demi après, les deux syndicats résistants, la CGT et la CFTC, faisaient partie du Conseil National de la Résistance.

Sur le 27 mai, l’ANACR n’a cessé de réclamer que cette date devienne la « Journée Nationale de la Résistance ». Nos différents Bulletins s’en sont fait l’écho, à chaque assemblée générale nous mettions cette revendication à l’ordre du jour.

Nous réaffirmons chaque année lors de notre assemblée générale les préoccupations qui sont les nôtres et les grandes lignes de notre action pour les mois à venir.

Le 27 mai, doit être la « Journée Nationale de la Résistance ». Le 27 mai 1943, est une date essentielle de l’Histoire de France, de l’histoire de notre République.

Vouloir qu’elle devienne « Journée Nationale de la Résistance » n’est que rendre mérite au peuple de France et aux Résistants qui ont joué un rôle important dans la libération du pays et dans la reconstruction administrative, politique, économique et sociale de la France.

Comme vous avez dû le lire dans le « Journal de la Résistance » que vous venez de recevoir, l’ANACR a été reçue par le Ministre délégué, chargé des Anciens Combattants, Monsieur Kader Arif et parmi les questions abordées figurait le 27 mai.

C’est la première fois qu’un Ministre en fonction dit « Je suis pour », mais cela ne veut dire que notre revendication aboutisse dans les prochaines semaines. Il y aura une commémoration officielle semble-t-il le 27 mai prochain. Sera-t-elle perrénisée ? Sera-t-elle reconnue ensuite comme « Journée nationale » comme vient de l’être la date du 19 mars 1962 pour la guerre d’Algérie, l’idée avance la question est toujours en débat et nous continuerons à œuvrer pour l’aboutissement de cette revendication.

Nous n’oublions pas non plus que la Corse fut, grâce à son insurrection, le premier département métropolitain à se libérer de l’occupation nazie et de la pesante collaboration pétainiste, de septembre à octobre 1943.

Libération Nationale PTT est une association de mémoire et c’est grâce à la lucidité et la responsabilité des camarades résistants que depuis 1969, les amis sont à leurs côtés pour transmettre les valeurs de la Résistance et pérenniser leur combat contre le fascisme et les idées xénophobes, racistes et la montée des extrêmes droites. Pour atteindre ces objectifs nous avons à notre disposition des moyens de communications essentiels que nous devons développer et améliorer, il s’agit de notre presse, c’est-à-dire le bulletin trimestriel, notre site Internet et le Journal de la Résistance ANACR.

Concernant le bulletin trimestriel, vous avez remarqué que plus d’une dizaine de camarades ont signé des articles. C’est toujours notre objectif de faire participer le plus grand nombre de camarades à la rédaction de ce bulletin, seul lien avec une majorité de nos abonnés. C’est un travail collectif. Les sujets abordés, sont-ils en phase avec l’actualité, que souhaiteriez-vous voir aborder pour vous donner des éléments d’information et de connaissance sur la Seconde Guerre mondiale. Vous nous donnerez votre opinion.

« Le Bulletin trimestriel rend compte régulièrement de l’activité de l’association. La rédaction de ce journal nécessite un travail collectif. Le contenu, notamment les articles sur l’Histoire, doit permettre d’améliorer les connaissances de ceux qui lisent le bulletin. À côté de cette publication trimestrielle,

        Bullets Voir

Un mot sur le site Internet. Christian Austruy en est le maître d’œuvre, il réalise un travail énorme que nous devons saluer. En effet, le site est de très grande qualité. Il est vivant, attractif, c’est-à-dire qu’il est mis à jour régulièrement et que les nouvelles informations y sont affichées très rapidement pour permettre aux nombreux visiteurs d’y puiser des éléments concernant la Seconde Guerre mondiale et l’activité de notre association. Christian vous donnera les chiffres de consultations du site Internet, vous pourrez aussi lui poser des questions. Je me fais votre interprète pour le remercier pour l’énorme travail qu’il réalise. 

Je vais vous parler longuement du Journal de la Résistance – France d’abord (ce sous-titre historique n’a bien sûr aucun rapport avec les thèses développées par le Front National des Le Pen et consorts).

Depuis deux ans, pour ceux qui paient 13 € en plus de leur cotisation, vous recevez la nouvelle formule du Journal de la Résistance. Il paraît maintenant trimestriellement et comporte de nombreux dossiers qui permettent d’approfondir nos connaissances sur la Seconde Guerre mondiale et aussi sur l’actualité. 20% de nos adhérents ne s’y abonnent pas. Pourtant, la qualité des articles, les dossiers sur un sujet toujours intéressant devraient nous aider dans notre travail de mémoire et pour notre renforcement auprès des plus jeunes dans notre corporation. Je pose donc la question, que pensez-vous du Journal de la Résistance ?

L’an dernier, un dossier de 4 pages, vous l’avez dans la chemise qui vous a été remise à l’entrée, était intitulé « Les postiers dans la Résistance ». Nous l’avons préparé Jacques Varin et moi-même. J’ai eu des échos favorables par plusieurs camarades de l’ANACR.

Que doit-on faire, à notre niveau pour que tous nos adhérents, puissent avoir accès à cette information ?

Des dossiers importants sont parus, sur l’histoire du Front National, sur les réseaux, sur la Résistance dans diverses régions, je pense à la Moselle, sur le CNR etc…

Je ne sais pas si vous avez fait attention, dans le Journal spécial Congrès paru fin septembre, page 20 il y a le compte rendu de la cérémonie du ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu le 23 août. La photo montre la montée des porte-drapeaux vers l’Arc de triomphe et trois personnes tiennent les deux gerbes qui seront quelques instants plus tard déposées par la direction de l’ANACR. Vous avez sans doute reconnu les trois camarades de Libé PTT, André Goujon, Colette Pallares et Michel Chassagne. C’est une marque de confiance pour notre association et c’est aussi une reconnaissance de la place que tient Libé PTT au sein de l’ANACR qui est d’ailleurs en nombre d’adhérents parmi les 15 ou 20 premiers comités départementaux.

L’an dernier le rapport fixait quelques projets d’activité pour 2012. Décentraliser notre activité, visiter les régions à l’occasion de congrès ou autres manifestations, nous l’avons réalisé et nous avons fait des adhésions lors de ces participations. Sur l’Ile-de-France nous devrions néanmoins persévérer pour faire mieux, notamment en ce qui concerne les assises syndicales et les réunions de retraités. Nous sommes encore trop faibles en nombre d’adhérents sur la région parisienne.

Sur la possibilité de réaliser une ou deux propositions d’activité « tourisme-mémoire » avec le Comité Central Union Economique Sociale de France Télécom (le CCUES) nous n’avons pour l’instant pu aboutir mais nous pourrions essayer de mettre au point une activité commune qui pourrait-être la visite du Musée National de la Résistance et de la Déportation à Champigny. Peut-être devrions-nous proposer une nouvelle réunion entre nos deux organisations assez rapidement pour avoir le temps de préparer cette activité au niveau de l’Ile-de-France.

Je profite de cette présentation pour saluer Eric Volat qui représente le bureau de ce Comité d’entreprise, j’y reviendrais dans quelques instants.

 

L’an dernier j’avais annoncé la parution d’un livre sur l’engagement des femmes des PTT dans la Résistance. Ali Zaïri, au nom du CCUES de France Télécom, nous demandais de présenter un dossier pour obtenir une aide financière. Le CA élu l’an dernier prit la décision d’engager financièrement l’association sur ce projet. Aujourd’hui c’est une réalité. En septembre, Michel et moi-même avons rencontré M. Michel Reynaud responsable des Editions Tirésias qui de suite fut intéressé par ce travail d’histoire. Pourquoi avoir choisi cet éditeur, tout simplement parce qu’il est une référence dans l’édition des livres sur la Résistance et qu’il a publié le monumental « Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression ». Le CA a eu connaissance du contenu de l’ouvrage sur les femmes des PTT dans la Résistance et a validé le devis des Editions Tirésias qui s’élève à près de 14000 €. représentant les frais d’impression, de composition, mise en page, corrections, relecture etc. C’est là qu’intervient la question du financement. Nous avons envoyé un dossier au CCUES avec la première ébauche du livre.

Eric Volat pourra en parler, nous allons en principe obtenir une subvention d’ici quelques semaines. J’ai adressé une demande d’aide au groupe La Poste et à l’entreprise France Télécom. Lors de la cérémonie du 11 novembre au siège de La Poste, Michel Delugin et le trésorier André Goujon ont rencontré le Directeur général et lui ont remis près de 160 pages rédigées à ce moment-là. Le cabinet du président, nous a fait savoir que le manuscrit serait transmis à un groupe d’historiens pour examiner la possibilité d’une aide. Quant à France Télécom, près de deux mois après mon courrier, j’ai été contacté il y a quinze jours par la directrice du partenariat qui n’a pas exclu une aide financière. Pour ce faire j’ai envoyé les 120 premières pages du livre pratiquement corrigées et terminées à cette personne et également au cabinet du président de La Poste qui il y a quelques jours dans une lettre a souhaité recevoir le complément de ce manuscrit. Ce qui est normal et nous permet d’espérer une suite favorable.

Il est impératif que les 14000 € soient couverts par les subventions, car ensuite l’association doit acheter les livres pour les vendre compte-tenu que l’éditeur nous fait une remise de 40% par exemplaire. Je m’explique : si le livre prix public est de 23 ou 24 € nous en achetons 750, il faut avancer sur notre trésorerie environ 10000 €.

Lors du dernier CA nous avons examiné les possibilités de la diffusion de ce livre : d’abord par souscription auprès de nos adhérents. Ensuite après avoir discuté avec la FAPT CGT nous verrons les possibilités d’information et de présentation de cet ouvrage dans les diverses assises syndicales. Le CA a aussi abordé la question du prix de l’expédition du livre et les diverses possibilités par divers canaux d’atteindre nos correspondants. En effet, si le livre est vendu 22 €, il faut compter 4 ou 5 € de frais postaux , à voir aussi les envois en nombre, ce sont des questions pratiques mais qui ont leur importance. Le rapport de trésorerie parlera de ces questions.

Un mot encore sur le livre. Le titre :

1939 – 1945 : les femmes des PTT    

 de la résistance à la déportation

Près de 200 femmes sont citées dont 99 déportées. Plus de 60 photos accompagnent l’histoire plurielle de ces résistantes des PTT. Il sera préfacé par l’historienne Laurence Thibault, qui a écrit en 2006, « Les femmes dans la Résistance » et est la Directrice de l’AERI, l’Association pour les Etudes sur la Résistance Intérieure.

Nous avons aussi à discuter d’un autre problème, celui de la reconnaissance de notre association par le Conseil d’Orientation et de Gestion des Activités Sociales (le COGAS) de la Poste. Toutes les associations représentées perçoivent une subvention, notamment depuis 2000 ou 2001 dates où l’affranchissement devenait payant.

A la constitution de cet organisme, la décision fut de considérer que les Anciens combattants soient représentés par une seule organisation, l’ACVG-PTT. Nous n’avions pas été invités à la réunion qui a adopté les statuts du COGAS et fixé les règles de fonctionnement. Nous avons effectué une réclamation, édité un numéro spécial de notre bulletin en 2001, décidé d’une pétition qui a recueilli plus de 1200 signatures. Le président de la Poste répondant à de nouveaux courriers de notre part, en 2006, nous avait répondu, je cite « qu’il fallait se rapprocher de l’ACVG ». En clair cela signifie que Libé-PTT devrait se fondre dans l’ACVG et de ce fait disparaître. Bien sûr, il en est pas question.

Nos camarades CGT siégeant à cet organisme n’ont pas manqué de défendre la position qui est la notre, c’est-à-dire, de rejoindre les associations représentées au COGAS pour avoir une subvention, notamment pour couvrir nos frais d’affranchissement postaux. Je rappelle qu’en 1991, « Libération Nationale PTT » avait été reconnue officiellement comme association au sein du monde associatif des PTT par le Groupement pour la Gestion des Activités Sociales de la Poste et de France Télécom. Entre temps, il y eut la séparation des deux entités et en 1998 je crois, la création du COGAS à la Poste.

En 2012, à une réunion de cet organisme, Claude QUINQUIS membre titulaire pour la CGT, intervenait pour rappeler : « que Libération Nationale est une association historique de La Poste puisqu’il s’agit d’une association de résistants des PTT. A l’origine, bien avant qu’existe le COGAS, Libération Nationale faisait partie des associations habilitées à recevoir une subvention et des aides des PTT. Tout cela a disparu à la mise en place du COGAS et, depuis lors, la CGT n’a cessé de demander qu’il soit remédié à cette situation. Visiblement, sa demande n’est toujours pas acceptée ».

La réponse du président du COGAS à notre camarade est édifiante. Je cite : « S’agissant des retraités et des résistants, il n’a pas été jugé souhaitable d’avoir une multiplicité de représentations. L’ACVG qui représente l’ensemble des collègues postiers est l’association reconnue du COGAS. Cela n’empêche en rien de reconnaître Libération Nationale et de les associer aux manifestations ».

Et bien voyons ! Quelle grandeur d‘âme, le Président de La Poste nous invite aux 3 commémorations, nous achetons nos gerbes et cela coûte à l’association ente 400 et 450 € par an. Que doit-on faire, c’est la question que je vous pose et que le prochain CA aura à examiner. Notre association est une association spécifique de la Résistance, la dernière encore existante. Une audience auprès du Président serait une décision urgente à prendre, ensuite si rien ne change, faut-il toujours assister aux commémorations ou informer la direction de La Poste que nos finances ne nous permettent plus d’acheter les gerbes, tel est le dilemme. De toute façon, avant d’engager toute action, il faut attendre de savoir si La Poste finance convenablement le livre dont je viens de parler.

Je vais dire quelques mots sur le stage de formation des Ami(e)s organisé par l’ANACR pour l’Ascension (c’est-à-dire les vendredi, samedi et dimanche après le jeudi qui est un jour férié. Plusieurs camarades de Libé PTT y ont participé et sont revenus très satisfaits. L’an dernier nous n’avions pu y être présents. Cette année trois camarades y sont inscrits : Yolande Gaspéroni, Dany Briot et Jean Manané de Toulouse.

Hier le bureau de l’ANACR a commencé à préparer le programme de ce stage. Il vous sera diffusé prochainement.

J’arrive à la fin de ce rapport d’activité de notre association et vous vous doutez qu’il reste un sujet très important à discuter. C’est bien sûr le renforcement de notre association. Le trésorier vous donnera des chiffres, le nombre d’adhésions en 2012 est certes satisfaisant, nous faisons mieux que ces deux dernières années mais je crois qu’il faut faire beaucoup plus.

Cela nous concerne toutes et tous et je compte sur vous pour vous mobiliser. Si nous voulons être des « passeurs de mémoire » et des « éveilleurs de conscience », notre association doit avoir les moyens d’atteindre ses objectifs.

Un dernier mot pour remercier l’équipe qui entoure André Goujon à la trésorerie, c’est un travail nécessaire pour mieux connaître nos adhérents et améliorer notre organisation. Merci à Jean-Marc Vacher, qui a été plusieurs années durant notre porte-drapeau en alternance avec Michel Chassagne. Jean-Marc quitte l’Ile-de-France pour la province. Il reste toujours fidèle à notre association mais il s’investira aussi avec le comité ANACR de l’Allier.

Pour ce qui concerne la FAPT CGT, notre histoire commune remonte à la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, elle nous héberge et facilite notre travail. Catherine sera notre interprète pour remercier le Bureau Fédéral et Colette Dynselaeger.

Merci de votre attention.

horizontal rule

Autres rapports statutaires

Rapport de Trésorerie :

André Goujon, le trésorier, présente un rapport très complet en expliquant les chiffres concernant les dépenses et les recettes de l’association pour l’année 2013

 

 

goujon.jpg

 

Rapport de la commission de contrôle des comptes :

Il est présenté par Daniel BENIT. La commission a examiné toute les opérations financières, effectuées. Elle a pu apprécier la saine gestion et l’exactitudes des comptes de la trésorerie de l’association.

Elle indique que se donner plus de moyens financiers est une nécessité pour nourrir et élargir les activités de notre association. Ce qui passe nécessairement par le renforcement de celle-ci.

Elle donne quitus pour l’approbation du rapport de trésorerie.

 

Discussion générale :

Après ces trois rapports, une quinzaine de participants prirent part à la discussion générale sur les diverses questions de l’ordre du jour.

Discussion Générale

Photos des intervenants

Sens des interventions

La discussion est ouverte et près de 15 camarades sont intervenus concernant divers points du rapport d’activité de l’association et sur d’autres questions : racisme, extrême droite en Europe, déportation, les expériences de chacun dans l’engagement pour s’investir dans la connaissance de la Seconde Guerre mondiale etc …

Vote de l’assemblée :

Ensuite Michel Delugin soumit les deux rapports (activité et trésorerie) au vote de l’assemblée. Ils furent adoptés à l’unanimité.

Puis Hélène Laffait, proposa le Conseil d’Administration renforcé par deux nouvelles candidatures pour diriger l’association. C’est à l’unanimité qu’il fut élu.

Conseil d’Administration

Président d’honneur :                                      Jean BLANCHON

Président :                                                        Michel DELUGIN

Secrétaire général :                                          Charles SANCET

Trésorier :                                                         André GOUJON

Trésoriers adjoints :                                                     Christian AUSTRUY

                                                                                                                        Hélène LAFFAIT

 

Secrétaires :                     Michel CHASSAGNE

     Yvette CROS

                                                                             Emile DUPUY

                                                                             Ernest LE STRAT

                                                                             Colette PALLARES

Membres :        

Sylvie BAYLE                                        Louis CARDIN

                                               Jean-Pierre CHEVRIER                          Raymond DAUDE

Robert DUPONT                                   Jacqueline FOUCHER

Suzanne GATELLIER-AURIBAULT           Jean-Jacques JOIGNEAU

                                               Patrice LIGONIÈRE                               Jean MANANÉ

Marcel PILLET                                     Joël RAGONNEAU

                                               Michel SCHAEFFNER                             Jean-Marc VACHER

 

Commission Contrôle financier

 

                                               Daniel BENIT                     Serge GRÉGORY                              Raphaël GUIBERT

 

La santé de Jean Blanchon ne lui permettant plus d’assurer les responsabilités de président, l’Assemblée générale l’a élu à la présidence d’honneur. De ce fait, Michel Delugin assurera désormais la présidence de l’association et Charles Sancet le secrétariat général.

 

*******

Interventions de nos invités

Intervention de Catherine JACOMET :

« Je suis fière d'être parmi vous aujourd'hui et de représenter la CGT FAPT, fédération des activités postales et de télécommunications. Je tiens à vous exprimer au nom de toute la fédération son attachement à l'association Libération PTT.

Il est  important qu'une association telle que Libé PTT puisse perpétuer la mémoire et transmettre aux différentes générations l'histoire telle qu'elle est et non telle que certains voudraient nous la faire voir. C'est bien en connaissant et en comprenant l'histoire que nous sommes armés pour appréhender le présent et préparer l'avenir. Il y a tout juste 80 ans Adolf Hitler, était nommé chancelier en Allemagne ouvrant l’une des périodes les plus sombres de l’humanité. Selon un sondage IFOP tout à fait récent, 34% des français croient possible un retour au pouvoir d’un parti se réclamant du nazisme. Cela interpelle, au moment où l’on assiste à une banalisation des idées de l’extrême droite en France, au moment où plusieurs partis néo-fascistes percent en Europe. Sur Internet, il y a des sites ouvertement racistes et fascistes. C’est pourquoi, connaître et faire connaître la réalité historique concernant le fascisme et le combat de résistance au fascisme, l’engagement majeur et déterminant des militants de la CGT et du parti communiste, souvent occulté, est indispensable.

Les plans sociaux successifs, comme seule réponse aux attentes et aux besoins de la population accentuent le mal être social et le rejet du politique en général. Les conséquences sont dévastatrices pour des millions de salariés et de retraités en France et en Europe. Ces situations sociales et économiques sont une aubaine pour les partis d’extrême droite qui gagnent du terrain. Aujourd’hui, comme hier, il convient d’être lucides et clairvoyants sur le discours du FN. Catherine Jacomet aborde ensuite les questions qui sont en débat dans son organisation syndicale : « La CGT a engagé une vaste campagne d’information et de mobilisation afin de récuser les idées patronales présentant le travail comme un coût et dénoncer les mesures décidées par le nouveau gouvernement qui aggravent la crise…    

A l’inverse, une véritable valorisation du travail, une véritable sécurisation de l’emploi permettrait un développement économique… Notre Fédération s’inscrit pleinement et à l’offensive dans cette campagne. Loin d’être un compromis, pour sécuriser l’emploi, l’accord national interprofessionnel du 11 janvier, constitue une grave régression des droits sociaux des salariés. Il conforte la politique d’austérité…Pour combattre le racisme et la xénophobie, terreau de l’extrême droite pour diviser les salariés et imposer toujours plus de recul sociaux, pour préserver et développer les acquis sociaux, plus que jamais l’intervention massive des salariés et des retraités est incontournable... Les combats et les luttes que nous menons et à venir pour construire une société plus juste, plus fraternelle, sont dans le prolongement des valeurs de démocratie, d’humanisme, de solidarité et de progrès social qui motivèrent les résistants et particulièrement les résistants du mouvement Libération Nationale PTT …»

 Catherine Jacomet termine en soulignant que : « L'existence de Libé PTT est porteuse d'espoir, elle met en avant la possibilité d'aller de l'avant et de proposer un autre choix de société où la solidarité a une réelle signification… Nous sommes tous ici porteurs de cette idée pour gagner de nouveaux droits ensemble, grâce à la mise en commun de nos volontés, de nos expériences, de nos idées et par la culture du débat démocratique qui est la force de notre organisation et permet de se projeter dans l'avenir ».      

 

 

horizontal rule

Intervention de Danièle LEDOUX :

La représentante de l’Institut d’Histoire Sociale de la Fédération CGT des activités postales et de télécommunications, a rappelé dans son intervention, dont nous publions des extraits, que :

«Le devoir de mémoire et de vigilance comme il a été souligné est très important. Et Libération Nationale des PTT est le relais de génération en génération et avec une activité toujours croissante, montrant au fil des témoignages, comment ces résistants ont puisé leur force dans les valeurs et les expériences acquises dans leur organisation et cela au cours des années trente (leur combat antifascisme). Transmettre et faire vivre les valeurs incontournables des Résistantes et Résistants. Nul doute que le livre à paraître sur les femmes des PTT de la Résistance à la Déportation, sera une contribution indispensable au devoir de mémoire dans notre profession. Nous ne manquerons pas d’en parler dans notre revue Le Relais.

La Résistance avec un grand « R » a marqué durablement les consciences, les valeurs, les comportements des hommes et des femmes. Le Conseil National de la Résistance, créé (et cela a été mentionné) le 27 mai 1943  par les représentants de huit mouvements de Résistance, de six partis politiques résistants et des deux centrales syndicales clandestines la CGT et la CFTC est un moment déterminant et il nous faut continuer tous ensemble à faire pression pour la reconnaissance du 27 mai comme journée nationale de la Résistance.

Mais, cette première réunion du CNR où la CGT était représentée par Louis Saillant,  fut précédée par un autre temps fort celui des «  accords du Perreux », actant la réunification du mouvement syndical respectant la physionomie qui était la sienne en septembre 1939. La réunion entre confédérés et ex-unitaires a eu lieu le 17 avril 1943. Le texte de l’accord non écrit, entre les protagonistes de la rencontre (Louis Saillant et Robert Bothereau pour les ex-confédérés, André Tollet et Henri Raynaud pour les ex-unitaires),  sera publié en annexe d’une circulaire confédérale adressée le 5 octobre 1944 aux fédérations et aux unions départementales de la CGT.

L’occasion des célébrations du  70ème  anniversaire, de ces accords cette année, sera un moment  privilégié pour  informer, pour « remettre les pendules à l’heure », débattre  avec les jeunes générations des valeurs transmises par la résistance et les acquis: tels le statut de la Fonction Publique, les nationalisations, les services publics,  la sécurité sociale et du régime de retraite, tout ce qui fait l’exceptionnalité française et qui sont plus que jamais l’objet d’un affrontement considérable de la part du patronat et  de la droite et exige  une vigilance de tous les instants avec le gouvernement actuel. C’est ce à quoi  nous sommes confrontés  aujourd’hui ».

Danièle Ledoux souligne ensuite « l’acharnement de la remise en cause de la protection sociale sans connaître l’histoire de la construction de ce système, système de socialisation et de solidarité… »

Elle termine par la réflexion de Primo Levy : « Le fascisme existait avant HITLER et MUSSOLINI. Partout où dans le monde, on commence par bafouer les libertés fondamentales de l’homme et son droit à l’égalité on glisse rapidement vers le système concentrationnaire »

« Et aujourd’hui encore –dit-elle - certains pour changer la Société,  en s’appuyant sur les choix de l’Europe libérale et de ses  traités antisociaux veulent briser les dogmes, faire oublier les acquis des luttes, les luttes pour la paix, la liberté.

« Oublier les enseignements du passé serait, non seulement trahir le passé et renier le combat de nos frères mais aussi hypothéquer l'avenir. Je crois que vos travaux et les nôtres se complètent pour que l'avenir ne prenne pas ce chemin ».

horizontal rule

Intervention de Jacques VARIN

Il revenait à Jacques VARIN, Secrétaire général de l’ANACR, de conclure nos travaux. De son intervention très appréciée (des camarades nous en ont demandé une copie), nous avons fait le choix de citer en entier le passage de son discours concernant le programme du Conseil National de la Résistance, confortant ainsi les articles parus dans notre Bulletin du 3ème et du 4ème trimestre 2012.

« En 2009, année du 65ème anniversaire du Programme du CNR, nous l’avons envoyé aux Députés, Sénateurs, Conseillers économiques et sociaux, en les incitant à en prendre en compte le contenu et la démarches dans leurs propositions contemporaines dans les domaines économiques et sociales. Propositions qu’évidemment l’ANACR, par sa nature et sa mission, et aussi parce qu’elle regroupe en son sein des femmes et des hommes qui se reconnaissent dans pratiquement l’ensemble de ces formations politiques et syndicales, ne saurait formuler elle-même.

Si nous avons décidé cet envoi du Programme du CNR aux parlementaires et aux Conseillers économiques et sociaux, c’est que nous avons fait la constatation première que beaucoup en ignoraient sinon l’existence du moins le contenu ;  il en va de même pour la grande majorité des citoyens.

Notre première tâche est donc de faire connaître le Programme du CNR, de le diffuser, en explicitant les valeurs de solidarité et de démocratie qui inspirèrent ses rédacteurs, en rappelant que les divers mouvements, partis et syndicats résistants furent unanimes pour en adopter le contenu, que nombre des mesures qu’il préconisa furent mises en œuvre à la Libération par le Gouvernement présidé par le général de Gaulle et forment le socle de notre protection sociale, que d’autres, telles la nationalisation du système bancaire et des assurances, ne sont pas sans écho contemporain en ces temps de crise.

 

Bullets Intervention  de J VARIN intégrale

Pour autant, gardons-nous de faire du Programme du CNR une quasi-vérité révélée qui solutionnerait tous les problèmes contemporains. La France et le monde de 2013 ne sont plus dans leurs réalités sociologiques, économiques, politiques et stratégiques identiques à ce qu’ils furent en 1944. Mais, au-delà de la lettre des mesures préconisées par le Programme du CNR, ce sont les valeurs de justice sociale, de démocratie économique et politique, d’intérêt général devant primer sur les intérêts particuliers, de solidarité et d’humanisme, qui les ont inspirées et qui sont pérennes, que nous devons rappeler à tous les acteurs de la vie politique, sociale et économique contemporaine, en les incitant à les prendre en compte dans leur propositions et leur action.

Certains, cela a été dit dans le Rapport présenté au Congrès de Lons-le-Saunier - évoquent l’idée d’une actualisation du Programme du CNR. En élaborant dans la clandestinité un Programme aux dimensions non seulement patriotiques mais aussi politiques, économiques et sociales, le CNR a pallié les conséquences de l’absence de toute possibilité d’expression et de débat démocratiques se traduisant par l’interdiction des syndicats, des partis politiques démocratiques, d’une presse libre, de processus électoraux  libres. 

Qui peut nier que le contexte de la France d’aujourd’hui est différent ? et qui peut aussi aujourd’hui raisonnablement penser qu’il serait possible – comme ce fut le cas pour le CNR et son programme - de rassembler les différents syndicats, les partis politiques de gauche du centre et de droite sur un même programme politique, économique et social?

Ceux qui avancent cette idée sans en mesurer l’anachronisme, utilisent aussi souvent le nom de Conseil National de la Résistance ou le sigle CNR pour des structures politiques contemporaines qu’ils viennent de mettre en place, n’hésitent pas à habiller du nom de «Résistance», avec un «R» majuscule leurs luttes politiques ou sociales contemporaines, voire à se présenter eux-mêmes comme des «Résistants»..., Il y a évidemment des femmes et des hommes qui, comme l’ont fait bien d’autres avant eux, résistent aujourd’hui et résisteront demain à des politiques économiques et sociales qu’ils désapprouvent ; ainsi les protagonistes du débat entre les deux prétendants à la direction du principal parti d’opposition ont appelé tous deux à la «Résistance» face à politique du Gouvernement actuel.

Pour autant, résister dans le contexte d’aujourd’hui à des politiques, à des choix économiques ou à des mesures sociales que l’on désapprouve ne fait pas de ceux qui mènent ces combats des «Résistants d’aujourd’hui», avec un «R» majuscule en référence aux «Résistants d’hier» qui, elles et eux, dans le contexte de l’occupation nazie et du régime crypto-fasciste pétainiste risquaient leur liberté, la torture, la déportation, la mort, que connurent des dizaines de milliers d’entre eux ; ce qui donne une autre dimension à leur engagement...

La période de l’Occupation nazie et du régime pétainiste, par le cortège de tortures, massacres, fusillades et déportations politiques ou d’extermination qui lui est associé, a eu, de 1940 à 1944 dans la vie de notre pays, une triste spécificité par rapport aux périodes historiques l’ayant précédée et suivie ; une spécificité qui a fondé ce grand moment de notre histoire nationale qu’on appelle «La Résistance», les «Résistantes» et les «Résistants», avec un «R » majuscule ne pouvant être que celles et ceux qui au péril – et souvent au sacrifice - de leur vie en ont été les acteurs. Gardons donc, ainsi que nous y invite le congrès de l’ANACR de Lons-le-Saunier, un sens aux mots, sous peine d’apporter une aide à ceux qui cherchent à affadir ou dénaturer les réalités qu’ils recouvrent ».

                                                                                                                                                    Jacques VARIN

 

horizontal rule

Les camarades debout chantent le "Chant des Partisans"

Malgré quelques problèmes de sonorisation, la cérémonie s'est conclue en chantant le chant des partisans et la Marseillaise.

C'est sur "La Marseillaise" que se termine notre assemblée générale.


La Marseillaise
envoyé par Neo_Deus_Ex_Machina.

horizontal rule

BANQUET FRATERNEL

Notre banquet fraternel a eu lieu dans un restaurant proche de l'Hôtel de ville, "Le Trumilou".

Le décor avec ses banquettes, ses lustres, ses bibelots et ses tableaux accrochés aux murs évoque celui d'un ancien bistrot parisien, insensible aux années qui passent. L' établissement offre une vue privilégiée sur Notre-Dame.

 

Le repas de qualité et bien servi a semble- t-il comblé la très grande majorité des convives.

horizontal rule

BulletsRetour