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Assemblée Générale 2009

 

Vue détaillée de la tribune

         Suzanne GATELLIER      Michel VAREILLES      Jacques VARIN            Michel DELUGIN                 Jean BLANCHON        Charles SANCET     Jean-Luc MOLINS    Jacques RICHET  Maurice DESSEIGNE

                    Libé PTT                     U.F.R .CGT                    A.N.A.C.R.                    Libé PTT                              LIbé PTT                  Libé PTT                    F.A.P.T. CGT    C.U.E.S. France Télécom      I.H.S.       

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Rapport d'Ouverture (Jean BLANCHON)

Jean BLANCHON préside cette réunion entouré de Michel DELUGIN secrétaire Général de Libé PTT, Jacques VARIN secrétaire général de l'ANACR, Charles SANCET secrétaire général adjoint de Libé PTT, de Suzanne GATELLIER membre du CA et de nos invités : Jean-Luc MOLINS représentant la FAPT-CGT, Maurice DESSEIGNE de l'Institut d'Histoire Sociale, Michel VAREILLE de l'Union Fédérale des Retraités de la FAPT et d'un représentant du CCUES de France Télécom..

 L'assemblée observe une minute de silence

Après la minute de silence à la mémoire des adhérents disparus en 2008, Jean BLANCHON déclare "ouverte"  l'assemblée générale et donne la parole à Michel DELUGIN  qui présente le rapport d'activité de l'association. 

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Rapport d'Activité (Michel DELUGIN)

Nous voici à notre habituel rendez-vous annuel, celui de notre Assemblée générale au cours de laquelle nous avons à examiner notre activité durant l’année qui vient de s’écouler et à élaborer ensemble nos projets d’action pour l’année nouvelle.

La date retenue initialement par le Conseil d’administration était le 29 janvier. Elle a dû être modifiée en raison de la concordance avec une journée de lutte syndicale unitaire dirigée contre la politique sociale du gouvernement et, surtout, si j’ai bien compris, contre les dispositions prises et envisagées en réponse à la grave crise du système économique actuel, contre des dispositions frappant essentiellement le monde salarial, pourtant aucunement responsable des dérèglements financiers et de leurs conséquences économiques. Si ces questions n’entrent pas dans le champ des prérogatives de notre association, elles ne peuvent néanmoins nous laisser indifférents. Ainsi le budget des Anciens Combattants est une nouvelle fois en baisse, des charges indues pèsent sur l’ONAC sans que cet organisme se voit attribuer des moyens supplémentaires. Enfin de nombreux contentieux restent en suspens, notamment la situation des conjoints survivants. Et puis, nous ne pouvons pas être insensibles à l’aggravation du chômage, de la précarité, de la misère.

L’histoire contemporaine nous a appris que de telles situations constituent un terrain propice à la diffusion des idées extrémistes pouvant conduire vers des régimes autocratiques et privatifs de libertés.

C’est d’un autre monde, de paix, de justice sociale, de fraternité dont rêvait la Résistance. Tout de suite après la Libération et la fin de la guerre, des décisions économiques et sociales très importantes, résultant de l’assemblée consultative d’Alger et du travail du CNR furent prises, apportant des changements positifs dans les conditions de vie et de travail et assurant un redressement rapide de notre pays, sorti extrêmement affaibli par les destructions de la guerre et le pillage de l’Occupant. Nous n’avons jamais abandonné, et nous n’abandonnons pas les objectifs humanistes que la Résistance s’assignait.

La célébration, en décembre dernier, du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est venue fort à propos pour rappeler comment l’ONU, tirant les leçons des atrocités nazies, avait établi un code moral de la société humaine. Hélas ce code, dont le maître mot est dignité, a connu et connaît bien des violations - on le voit notamment avec les évènements du Moyen Orient - cependant il reste un point d’appui solide pour ceux et celles qui ont le désir de la paix et de la justice chevillée au corps. Et je crois qu’ils sont nombreux, très nombreux. L’enthousiasme suscité parmi presque tous les peuples du monde par l’élection à la présidence des Etats-Unis de Barack Hussein Obama est un immense cri d’espoir en faveur de la paix et de la fraternité humaine.

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Jaborde maintenant les activités de notre association durant l’année 2008. Le 29 janvier 2008, soit quatre jours après notre Assemblée générale, nous avons rendu hommage à la mémoire de Marie-Thérèse Fleury au bureau de Paris 20 où elle travaillait au moment de son arrestation.

Marie-Thérèse, compagne d’Emmanuel Fleury, premier dirigeant de la résistance syndicale dans les PTT, organisateur de la grève insurrectionnelle à Paris, Marie-Thérèse était elle aussi une résistante active, faisant partie des tout premiers militants qui constituèrent les comités populaires, c’est-à-dire des syndicats clandestins. Elle fut arrêtée le 23 octobre 1941, internée au fort de Romainville et déportée à Auschwitz-Birkenau le 24 janvier 1943.

Elle y mourut le 16 avril soit moins de trois mois après. Marie-Thérèse était une des 230 femmes résistantes du convoi dit des 31000 (en référence aux matricules tatoués). Parmi ces 230, des femmes communistes aux noms célèbres : Danièle Casanova, Maïa Politzer (veuve du philosophe), Hélène Solomon (fille du professeur Langevin), Charlotte Delbo (écrivaine, auteur d’un livre de référence : Le convoi des 31000), Marie-Claude Vaillant-Couturier, rescapée, qui fit au procès de Nuremberg un témoignage particulièrement émouvant et … accablant pour les dignitaires nazis jugés.

Auschwitz était un camp à la fois de concentration, c’est-à-dire où l’on faisait travailler les déportés comme des bêtes de somme et jusqu’à épuisement complet et un centre d’extermination où la plupart des déportés juifs étaient, à leur arrivée au camp, immédiatement gazés et brûlés dans les crématoires.

Un million 100000 juifs y furent ainsi assassinés mais aussi 75000 polonais non juifs, 15000 prisonniers de guerre soviétiques, 21000 Tziganes. Ce camp symbolise aujourd’hui le sommet de la doctrine criminelle nazie.

Il n’y eut que 3 convois de résistants français dirigés sur Auschwitz et, à ma connaissance, on n’a pas d’explication rationnelle à cela. D’ailleurs, certains de ces déportés résistants, furent après une période dite de quarantaine, transférés dans d’autres camps. Ce fut le cas, par exemple, de Marcel Paul, ancien ministre et ancien président de la FNDIRP.

Les femmes de ce convoi des 31000, fait unique, entrèrent dans le camp en chantant la Marseillaise. 80% d’entre elles devaient y laisser la vie dans les mois qui suivirent.

En 2008 nous avions choisi, pour l’hommage à Marie-Thérèse Fleury, la date anniversaire de la libération du camp par l’Armée Rouge le 27 janvier 1945 (journée de commémoration décidée par l’ONU). Les choses avaient été faites dans une certaine précipitation et nous n’étions que quelques membres de Libération PTT auxquels s’étaient joints, et je les en remercie, plusieurs responsables du syndicat CGT des Services Postaux de Paris.

Nous nous étions heurtés à une sorte d’obstruction de la part du chef de ce bureau, qui n’avait pas cru bon d’informer le personnel, ni d’être présent, ni même de se faire représenter. Quelques jours plus tard, le hasard a voulu que je rencontre, à titre personnel, une personne travaillant dans l’entourage immédiat du président de la Poste, M. Bailly. Je n’ai pas manqué de lui faire part de notre indignation. La semaine suivante, je recevais un appel téléphonique du cadre de la Poste, responsable du secteur comprenant le bureau de Paris 20, m’exprimant ses regrets et présentant ses excuses pour ce manquement et m’assurant de sa présence à la prochaine commémoration. Dont acte. Les choses devraient donc se passer désormais dans de bonnes conditions.

 

Cette année nous choisissons la date de la mort de Marie-Thérèse soit le 16 avril. Nous proposons de faire la cérémonie en commun avec la FAPT ainsi qu’avec le syndicat des Postaux de Paris.

Nous avons été présents dans les commémorations officielles ici même, pour le 8 mai, pour la Libération de Paris en août, pour le 11 novembre et à la Recette Principale rue du Louvre pour la Libération de Paris et à la mémoire des facteurs Vaguet et Basile, toujours pour la Libération de Paris à l’Arc de Triomphe avec l’ANACR, le 23 août.

Nous avons été présents au Congrès de la FAPT à Grenoble du 17 au 21 mars avec notre exposition et une prise de parole de Charles Sancet devant les 400 congressistes.

Présence également à la Conférence nationale de l’Union Fédérale des Retraités (UFR) les 7, 8, 9 octobre à La Londe les Maures avec une intervention de Charles Sancet présentant Libération Nationale PTT et son travail de mémoire.

Notre exposition a séjourné pendant plus d’un mois, au cours de l’été, à la Maison départementale de la Résistance, la déportation et de la Citoyenneté de l’Aveyron, à Aubin. Ernest Le Strat et moi-même en avons fait la présentation devant une nombreuse assistance de responsables d’associations, d’élus, maires et conseillers généraux, directeur départemental de l’ONAC ainsi que des syndicalistes de la CFDT et de la CGT.

Colette Pallares s’est déplacée plusieurs fois dans le Calvados et la Manche pour préparer une exposition sur le rôle des agents des PTT au service des troupes du Débarquement de juin 1944. Colette et moi-même présenterons cette exposition le 16 février à Caen.

Nous avons été présents encore, avec Christian Austruy et Colette Pallares, à l’initiative de la mairie du 19ème (arrondissement où se trouve le local mis à notre disposition par la Poste) initiative intitulée « les associations du 19ème vous invitent dans leur maison ». Nous avons partagé un stand avec une section de l’ANACR et l’association « Convoi 6 » de la déportation à Auschwitz.

Lassociation des familles de fusillés de Caen (des résistants pour la plupart originaires de la région parisienne emprisonnés à Caen et fusillés comme otages le 15 décembre 1941), cette association animée par Jean Darracq fils de fusillé et de notre ancienne collègue Lucette Darracq, a sollicité notre participation à la cérémonie d’hommage à Paul Vaguet, facteur à la RP de Paris, fusillé à Caen.

Deux prises de paroles eurent lieu à la RP devant la stèle dans la grande salle des guichets : Joël Ragonneau au titre de la section syndicale de ce bureau et Georges Duffau-Epstein président de l’association des familles de fusillés et massacrés, de la Résistance. Puis à la mairie du 2ème arrondissement (où habitait Vaguet), Jean Darracq et le maire Jacques Boutault saluèrent la mémoire des fusillés et des victimes du nazisme.

Notre activité ne se limite pas, bien sûr, aux seules commémorations et expositions. Nous sommes très attentifs aux questions plus générales concernant le monde combattant et plus spécialement, celui de la Résistance. L’an dernier, ici même, nous avions dit nos inquiétudes eu égard à une éventuelle remise en cause de certaines commémorations. Une commission, présidée par l’historien André Kaspi, avait été missionnée par le Président de la République. Son rapport a été rendu public le 12 novembre dernier. Le professeur Kaspi et le Secrétaire d’Etat Jean-Marie Bockel ont tenu l’un et l’autre des propos qui se veulent rassurants. Ils ont, par exemple, rejeté d’emblée l’idée d’instituer un Mémorial Day comme aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, admettant que ce n’était pas valable pour la France.

La commission propose toutefois de ramener le nombre des commémorations nationales de 12 à 3. Ces trois là, seraient le 14 juillet (fête nationale), le 11 novembre « commémoration des morts du passé et du présent », le 8 mai « pour rappeler - je cite – la victoire sur le nazisme et la barbarie ». Cette formulation serait satisfaisante si la commission n’envisageait que ce 8 mai pourrait réunir d’autres journées nationales liées à la deuxième guerre mondiale : la journée du souvenir de la Déportation célébrée jusqu’ici le dernier dimanche d’avril et le 18 juin, appel du général De Gaulle et même la cérémonie d’hommage aux victimes des crimes racistes et antisémites, hommage aux justes habituellement proche du 16 juillet (date en 1942 de la rafle du Vel d’Hiv.).

Cet assemblage brouillerait, on peut le craindre, le sens de chacun de ces évènements !

 

 

 

Monument de la rafle du Vel d'Hiv

 

Documentaire retraçant la rafle des juifs durant les journées du 16 et 17 juillet 1942 ;

rafle effectuée par les forces de la police sous les ordres de vichy le tout planifié par René Bousquet.

En ce qui a trait aux autres commémorations, de caractère régional ou local, voire privé, le Secrétaire d’Etat se veut encore rassurant : « Elles ne sont pas supprimées » déclare-t-il, mais la suite de son propos ne nous rassure pas du tout quand il ajoute qu’il appartiendra aux associations elles-mêmes de les faire vivre, souhaitant simplement que les collectivités locales confortent leur rôle.

Or, personne n’ignore que certaines de ces collectivités ne montrent guère d’enthousiasme dans l’organisation de ces journées du souvenir, qu’en outre toutes, ou presque toutes, éprouvent actuellement des difficultés financières. Et personne n’ignore non plus que les associations d’Anciens Combattants disposent de peu, de très peu, de ressources. Il leur sera donc très difficile d’organiser les cérémonies sans l’appui des services publics.

La commission a formulé par ailleurs des remarques critiques sur le peu d’intérêt que suscitaient, en général, les commémorations et elle a avancé quelques idées en vue de les rendre plus attrayantes, en particulier à l’intention de la jeunesse. Ces remarques comportent une part de vérité mais, à notre sens, elle sont à adresser en premier lieu à l’Etat et à ses institutions qui, trop souvent, ne semblent pas rechercher le succès des cérémonies. Ce qui se fait ici, dans notre ancien ministère des PTT, en donne un exemple probant. Les cérémonies se déroulent en moins de 10 minutes, à des heures (en général autour de midi) où le personnel n’est plus dans les bureaux. Le ministre, parfois représenté par un membre de son cabinet, passe en coup de vent. La plupart des hauts responsables des services de la Poste et des Télécommunications brillent par leur absence. L’information sur la cérémonie n’est donnée qu’aux associations. Aucune prise de parole, même très courte, ne serait-ce pour indiquer le pourquoi du recueillement, n’est faite …

Comment s’étonner alors qu’il n’y ait jamais foule dans le hall du 20, avenue de Ségur ?

Jajoute quelque chose : outre la grande plaque fleurie traditionnellement par le Ministre, les ACVG des PTT et notre propre association, plaque menacée si l’immeuble est vendu, il se trouve un peu sur le côté, une petite plaque rappelant le sort tragique d’un ancien ministre assassiné par la milice de Pétain, Georges Mandel.

Georges MANDEL

Or, les cérémonies se passent comme si cette plaque n’existait pas. On sait que Georges Mandel n’a pas laissé le meilleur souvenir parmi le personnel des PTT, mais cela n’enlève rien au mérite de son comportement antifasciste, de son opposition courageuse à Pétain et à l’Occupant, et au fait qu’il ait été abattu comme un chien par les miliciens de l’Etat de Vichy. Au moins, en 2004, 60ème anniversaire de son assassinat, un hommage aurait pu être rendu à cet homme d’Etat arrêté dès 1940, incarcéré, déporté comme otage près de Buchenwald, tué par la milice en juillet 1944 en forêt de Fontainebleau. D’autant que les ministres organisateurs appartiennent plutôt à sa famille politique.

Nous réaffirmons très fort notre attachement au maintien des commémorations, moments privilégiés pour honorer ceux et celles qui ont perdu la vie dans le combat pour la liberté. Nous voulons même ajouter le 27 mai, date anniversaire de la création du CNR, comme journée nationale de la Résistance, symbole de son unité scellée par Jean Moulin et sous l’égide du général de Gaulle légitimé par cet organisme comme seul chef national de la Résistance.

Cette revendication de l’ANACR, bien que soutenue par de nombreuses autres associations, par de nombreux élus, y compris de la majorité actuelle, bien que Nicolas Sarkozy alors qu’il était candidat à la Présidence ait affirmé « qu’il souhaitait qu’elle soit accueillie favorablement », cette proposition rencontre encore une fin de non recevoir. En commentant les conclusions de la commission qu’il présidait, André Kaspi a dit « le débat reste ouvert ». Hé bien, prenons le au mot, accentuons nos efforts pour que cette date du 27 mai soit enfin reconnue officiellement.

En 2007 le président Sarkozy avait surpris l’opinion en prenant quelques initiatives, disons inattendues, dont la lecture de la lettre de Guy Môquet écrite à sa famille quelques instants avant d’être fusillé. Je ne reviens pas sur les diverses réactions suscitées. En 2008, il a fait la proposition insolite de faire porter par chaque élève de CM2 la mémoire d’un enfant juif assassiné par les nazis. Cette fois les réactions n’ont pas été diverses. Elles ont été unanimes pour rejeter cette incongruité. On a là un exemple de plus des pratiques ignorant toute concertation. Car si le conseiller technique du Président, qui a eu cette trouvaille géniale, avait pris soin, avant de la mettre sur la place publique, de prendre l’avis de responsables de la résistance et de la déportation, l’avis des enseignants et de psychologues de l’enfant, il aurait évité ce numéro de ridicule officiel. Abandonnée tout de suite, la proposition a été remplacée par celle d’une journée du souvenir de Guy Môquet et de l’engagement des jeunes européens dans la Résistance au nazisme et aux régimes fascistes durant la Seconde Guerre mondiale.

Guy Môquet

Les enseignants ont été invités – sans contrainte – à traiter ce sujet dans le cadre de la semaine de l’Europe à l’école entre le 20 et le 24 octobre, le mercredi 22, date de la fusillade de Châteaubriant, en constituant le point fort. Ce jour-là une cérémonie officielle présidée par le ministre Xavier Darcos a eu lieu au Mont Valérien.

Quelles que soient les possibles intentions de récupération politique de ces faits historiques, il n’en reste pas moins que des milliers de lycéens ont amélioré leur connaissance de cette période et que, selon les résistants et déportés témoignant dans les établissements scolaires, ils ont une grande soif de savoir.

Autre problème, déjà abordé dans le passé, mais qui revient avec insistance : au nom d’une prétendue réconciliation, désormais il faudrait selon des voix officielles se borner à « honorer les victimes et se tourner vers l’avenir ». Les deux manuels franco-allemands d’histoire destinés aux élèves de terminale soutiennent cette idée. Il s’agit, selon nous, d’une entreprise visant à remodeler la mémoire de la 2ème guerre mondiale ! Hé bien, non, nous n’acceptons pas ce révisionnisme.

Réconciliation ? ce n’est pas un problème pour les résistants qui n’ont jamais été fâchés avec les générations allemandes de l’après nazisme. On ne saurait rendre responsables les enfants et les petits-enfants des crimes de leurs ascendants, d’autant que beaucoup parmi ces jeunes générations s’emploient à ce que ce passé soit mis au jour.

                                                        Laval

Par contre, la réconciliation avec les bourreaux nazis, quelque soit leur nationalité – les Touvier, Bousquet, Papon – ne valent pas mieux que les Barbie, Eichmann etc … n’est pas concevable. Les individus qui ont brûlé femmes et enfants dans l’Eglise d’Oradour sur Glane, qui ont envoyé des êtres humains, dont des femmes et des enfants (même des nourrissons, dans le 77ème convoi parti de Drancy pour Birkenau sur 1300 personnes, 330 enfants dont plusieurs tout petits : il y avait un bébé de 15 jours, né au camp de Drancy, il est parti avec sa mère qui l’avait mis dans une boîte en carton). Ces individus ne sont pas des soldats, ce sont des criminels, des criminels de guerre qui de surcroît, n’ont jamais exprimé de regret.

           Touvier                                    Barbie                              Papon

L’oubli n’est pas possible, de même qu’il n’est pas possible de construire un avenir de paix et d’amitié en occultant de tels faits.

*********

Avant de terminer par le compte rendu de nos activités internes du C.A. et propres à l’association, je désirerais dire un mot sur un fait nouveau qui peut intéresser nos camarades internés dans les camps d’AFN, hélas presque tous décédés aujourd’hui.

Les militaires français d’origine juive se trouvant en Algérie avaient en 1940, avec l’abrogation du décret Crémieux, perdu la nationalité française. Ils avaient été internés dans des camps tels Bedeau, Télergma et Bossuet et soumis à des traitements très durs. Ces camps ayant été classés à l’époque dans la même catégorie que les Groupements de travailleurs étrangers (GTE) ces militaires juifs ne pouvaient prétendre à la carte d’interné. En ce sens leur cas présentait quelques similitudes avec celui de nos camarades. D’ailleurs un colloque avait été organisé en commun au Sénat. Or, par décision du 25 février 2008, les camps en question ont été enfin reconnus camps d’internement. Peut-être est-ce là une occasion de faire rouvrir le dossier que défend depuis de nombreuses années l’association des résistants, déportés, internés politiques en AFN animée par nos camarades Madeleine Queré et Emile Dupuy. En tout cas qu’ils sachent que nous prêterons appui à leurs éventuelles interventions.

Jen viens maintenant aux principaux aspects de l’activité du Conseil d’Administration. Celui-ci a été réuni quatre fois depuis la dernière AG. Il convient d’ajouter quelques réunions informelles pour effectuer quelques tâches pratiques : mise sous pli du bulletin par exemple, ces réunions ont lieu au siège de la FAPT. Cette fédération nous ouvre très amicalement ses portes. Nous pouvons utiliser des équipements de bureau qui font totalement défaut dans le local mis à notre disposition par La Poste : pas de téléphone, pas d’ordinateur, une photocopieuse à partager avec d’autres associations. J’en profite donc pour remercier ici le représentant de cette fédération et pour rappeler que les fondateurs du mouvement de résistance qui prit plus tard le nom de Libération Nationale PTT étaient des militants de la Fédération Postale, ancêtre, si je puis dire, de la FAPT d’aujourd’hui.

Dans la foulée, je salue fraternellement l’Institut d’Histoire Sociale, représentée par Maurice Desseigne, un ami de longue date. Cet Institut accomplit un excellent travail avec l’organisation de rencontres-débats, la publication de son trimestriel Le Relais (qui nous ouvre de temps en temps ses colonnes), la publication d’ouvrages à caractère historique … Nous lui souhaitons plein succès.

                        Maurice DESSEIGNE

pour accéder au Site de l'IHS cliquez sur le lien ci-dessous

http://www.ihs.cgt.fr/

Deux camarades du C.A. Michel Chassagne et Jean-Marc Vacher, ont participé au stage national de formation sur l’histoire de la Résistance, stage animé par des Résistants, Robert Chambeiron, Charles Fournier-Bocquet, Louis Cortot ainsi que par des historiens et chercheurs : Denis Peschanski, Jacques Varin (qui est notre invité aujourd’hui).

Ainsi que nous l’avions décidé l’an dernier une copie de notre exposition a été réalisée dans un format réduit afin de faciliter son transport et de pouvoir répondre aux demandes simultanées.

Nouvelle exposition

Nos relations se poursuivent avec le CE de France Télécom-Orange. Celui-ci nous verse une subvention ainsi qu’une indemnisation pour notre apport à l’organisation de sorties tourisme-mémoire.

Hélas, en 2008, notre proposition d’un voyage de deux jours à Nantes et à Châteaubriant à l’occasion de la cérémonie des fusillés les 18 et 19 octobre n’a pu se réaliser faute d’inscriptions en nombre suffisant. Pour 2009, nous proposons de visiter Bordeaux avec le camp de Souge où de nombreux résistants furent fusillés, le fort du Hâ, prison célèbre, et de pousser, le lendemain jusqu’à la pointe de Grave où se déroulèrent de durs combats pour la libération de ce qu’on a appelé les poches de l’atlantique. Un petit musée et un blockhaus reconstitué à Soulac sur Mer illustrent les combats menés principalement par des troupes de FFI aidées par quelques éléments de la 2ème DB.

Enfin nous proposons de nouveau Nantes et Châteaubriant. On doit voir avec les responsables du CE (peut-être que ce ne sera pas les mêmes puisque des élections viennent d’avoir lieu récemment). S’il est possible d’ajouter soit une visite du camp de Drancy rénové et doté d’une exposition ainsi qu’une visite du musée de la Résistance Nationale à Champigny, soit une visite du camp de Royallieu à Compiègne où un mémorial de l’internement et de la déportation a été inauguré en 2008. Un grand nombre de déportés résistants partirent de ce camp pour l’Allemagne. Un mur des noms contre l’oubli, a été érigé à l’entrée.

On a souvent parlé ici de moderniser nos moyens de communications. J’ai le plaisir de vous annoncer une bonne nouvelle : nous avons maintenant un site Internet et il est d’une qualité remarquable. Je tiens à féliciter le camarade qui en est le maître d’œuvre, Christian Austruy.

Avec ce moyen de communication, qu’il faudra bien sûr tenir à jour, nous devrions permettre à nos adhérents internautes d’obtenir des informations, des textes que nous ne pouvons pas, faute de place, publier dans le Bulletin. Nous devrions toucher un public nouveau, bien au-delà de la profession puisqu’on peut accéder au site sans avoir son adresse précise mais simplement en tapant des termes généraux tels résistance PTT, libération PTT.

Les 14, 15 et 16 novembre 2008 quelques uns et quelques unes d’entre nous ont eu l’honneur et le plaisir de participer au congrès de l’A.N.A.C.R. à Marseille. Ces assisses nationales revêtaient un aspect historique puisque pour la 1ère fois, en application des statuts adoptés au congrès précédent, résistants et amis se retrouvaient dans la même structure. De la séance solennelle d’ouverture à laquelle assistaient plus de 600 personnes à la dernière séance d’adoption des résolutions et d’élection des organismes de direction, le congrès a démontré la bonne santé et la vitalité de l’A.N.A.C.R.

Congrès A.N.A.C.R. de Marseille

Il a renforcé notre conviction sur la nécessité de déployer le maximum d’efforts afin de renforcer nos rangs, de recruter de nouveaux adhérents. Nous en sommes revenus plus confiants dans l’utilité de notre engagement militant au service des valeurs humanistes de la Résistance.

Certes les sujets d’inquiétude ne manquent pas. Un des derniers en date ne vient-il pas de cette décision du pape de lever l’excommunication d’un évêque ouvertement négationniste, Richard Williamson ?

Il y a également tout ce qu’on a plus ou moins évoqué : les tentatives de brouiller le sens du combat résistant, les idées de mémoires partagées dont on devine que le partage est à faire entre bourreaux et victimes, l’introduction dans l’enseignement de manuels franco-allemands quasiment officialisés par les gouvernements, la tendance, dans les commémorations à distinguer et à diviser les résistants et les victimes en privilégiant ces dernières. Tout cela nous préoccupe et nous rappelle que la vigilance doit être maintenue.

Mais, si on veut bien prendre du recul, on constate alors que le monde de la résistance dans lequel l’A.N.A.C.R. a toujours joué un rôle déterminant, a su mettre en échec les assauts lancés contre lui, pratiquement dès le début de la guerre froide en 1946. Les anciens se rappellent les calomnies déversées contre certains résistants et même les comparutions devant les tribunaux. On se souvient des accusations mensongères portées contre Marcel Paul, déporté-résistant, auteur d’un tract en juillet 1940 dans lequel il déclarait « Il ne faut pas désespérer, il ne faut en aucune façon aider l’ennemi, rien de définitif n’est joué, les hitlériens seront finalement vaincus ». (Citation figurant dans l’ouvrage de Pierre Seghers « La résistance et ses poètes » Tome 1). Après les invectives, les mises à l’écart des cérémonies officielles, la mise au placard des officiers venant des FFI-FTP, par exemple Henri Rol-Tanguy a été affecté au Dépôt central des Isolés, caserne des grandes écuries à Versailles, comme s’il était rayé des cadres. Puis la phase de l’oubli, lorsque Georges Pompidou, alors président de la République, disait à propos de l’amnistie de René Bousquet « qu’il fallait oublier ce temps où les Français ne s’aimaient pas ». L’énumération de ces agressions serait longue …

 

 

 

 Secrétaire général de la Police française de 1941 à 1943
 René BOUSQUET (1909-1993).

Or, les résistants, souvent unis malgré leurs sensibilités politiques différentes, voire divergentes, ont défendu bec et ongles ceux des leurs qui étaient salis et par là même l’honneur de la Résistance. Aussi, le regard que porte la société française sur son passé a bien évolué.

De nombreux films, téléfilms, documentaires, traitant de la Résistance sont diffusés. Même si leur contenu est parfois discutable, ils contribuent toutefois à susciter l’intérêt et à élargir la connaissance de l’histoire de cette période. Les résistants et déportés qui témoignent dans les établissements scolaires y sont reçus avec respect par les jeunes et les enseignants, leurs témoignages sont écoutés avec une grande attention. Des lieux de mémoire, camp de déportation du Struthof, d’internement (Drancy, Royallieu, Les Milles …) des musées s’ouvrent au public, les grandes commémorations, en dépit des insuffisances dont j’ai fait état, sont célébrées avec solennité. Les forces qui voulaient étouffer la Résistance, la résistance populaire avant tout, ont dû en rabattre sans pour autant disparaître, Monsieur Kessler, du MEDEF nous l’a rappelé récemment avec cynisme.

Ce bilan ne saurait conduire à un quelconque relâchement de vigilance. Au contraire, prouvant l’efficacité de notre action, il doit nous encourager à la poursuivre et à l’accentuer pour l’honneur de la Résistance et la réalité de l’histoire.

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Rapport de Trésorerie (Christian AUSTRUY)

Le rapport de trésorerie est présenté par Christian AUSTRUY, qui donne le bilan financier de l'association. Il insiste sur la nécessité du paiement des cotisations (des oublis pour certains) car s'il est dans la logique de la vie de voir la diminution des adhérents Résistants, il est moins normal d'enregistrer une légère diminution des Ami(e)s, ce qui a été le cas en 2007. Le trésorier remercie aussi les généreux donateurs et les adhérents qui ajoutent à leur cotisation un supplément, ce qui contribue de façon non négligeable, à la bonne santé financière de l'association.

                  

                                                              Marcel PIEL                                                                        Marcel CARTON                                                          André GOUJON

Christian termine son rapport en saluant notre fidèle ami Marcel PIEL qui pour cause de santé, n'a pas pu assister à notre assemblée générale et il a une pensée pour Marcel CARTON "Marcel, tu peux être fier de nous".  Christian remercie le trésorier adjoint André GOUJON, pour l'énorme travail accompli en trésorerie.

Il faut dire que c'est André qui a repris toutes les taches qu'accomplissait  notre ami Marcel PIEL.

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Rapport de la commission des comptes (Jean-Pierre BENAYOUN)

Jean-Pierre BENAYOUN, notre fidèle porte drapeau, commissaire aux comptes, approuvait le bilan financier présenté par le trésorier et donnait quitus de sa gestion, en rappelant aussi la nécessité du renforcement de l'association qui vit grâce aux cotisations des adhérents.

La discussion s'ouvrait ensuite sur les divers points du rapport.

Pour lire le rapport de la commission de contrôle financier " cliquez sur le lien ci-dessous"

Rapport de la commission de cont

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Résolution générale (André GOUJON)

André GOUJON présente la résolution générale.

Résolution  resol

Pour voir la résolution " cliquez sur le lien ci-dessous"

Résolution générale

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Vote des rapports (Jean BLANCHON)

Jean BLANCHON, le président de séance , fait voter les différents rapports :

Le rapport d'activité est adopté à l'unanimité.

Le rapport de trésorerie est adopté à l'unanimité ainsi que la résolution générale.

 

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Ernest LESTRAT

Direction, Conseil d'administration

     Ernest LESTRAT présente la nouvelle direction de l'association, le Conseil d'Administration, qui se renforce d'une nouvelle candidature et la commission du contrôle financier (les commissaires aux comptes) à laquelle une nouvelle candidature est aussi proposée.

        Le CA et les Commissaires aux comptes sont élus à l'unanimité.

                                                  Conseil d’Administration élu le 06 février 2009

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Jacques RICHET

Intervention du CCUES France Télécom-Orange

par J. Richet, secrétaire-adjoint du CCUES

(Extrait de l'intervention)

Je suis très heureux de représenter, comme l’an dernier, les élus du CCUES  (Comité Central de l’Unité Economique et Sociale) France Télécom – Orange.

Le CCUES est pluraliste, comme l’a été la résistance (vous en avez parlé toute à l’heure) ; le bureau sortant est composé d’élus CGT et SUD ; le secrétaire est Jean-Paul Gristi (CGT), je suis secrétaire-adjoint, élu SUD, le trésorier est SUD, la trésorière-adjointe est CGT.

Des élections viennent d’avoir lieu, nous sommes entre deux mandatures, donc je ne prendrai pas d’engagement fermes pour l’avenir, autres que ceux votés dans la mandature précédente ; je m’attacherai seulement à un bilan…ccues

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Intervention de la F.A.P.T.

 Intervention de JL Molins pour la FAPT

Je vous remercie pour votre invitation, cela me permet d’intervenir pour la Fédération et de participer à vos débats. Vous le savez, la Fédération CGT Fapt (ex PTT) entretien des liens très étroits depuis toujours avec Libé PTT. Michel Delugin l’a d’ailleurs rappelé dans son rapport d’activité. Je n’y reviens pas plus et je vais surtout concentrer mon propos sur l’actualité.

La crise financière qui traverse la planète est une manifestation de la crise du système capitaliste. Elle mute en une crise économique et sociale. C’est le monde du travail qui en paye les pots cassés. Notons que la presse constate que c’est en France que l’on résiste le mieux à cette crise grâce au système social qui impose la contribution patronale. Ce qui prouve que les acquis issus de la Libération représentent toujours une ressource pour l’économie et le bon fonctionnement de la société, à l’opposé du système capitaliste. cgt

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Intervention de la FAPT CGT

 

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Intervention de l'I.H.S.

 Intervention de Maurice DESSEIGNE pour l'I.H.S.

 

Maurice DESSEIGNE, intervenant au nom de l’Institut d’Histoire Sociale CGT-FAPT, indique tout d’abord que « si nos deux organisations travaillent pour faire connaître les luttes du passé, celles-ci ont revêtu un caractère souvent beaucoup plus dramatique dans le contexte de la Résistance que dans celui du mouvement social. Encore que certains militants ou militantes syndicaux ont eux aussi payé leur engagement de leur vie. Ceci dit, nous avons, les uns et les autres, un de voir de mémoire que Colette Pallarès a fort bien rappelé en ce qui vous concerne : « On ne peut pas comprendre la Résistance si on ne connaît pas ce qui a motivé l’engagement de ses membres. Aussi une formation sur la connaissance de la réalité historique est indispensable, voire impérative en complément de cette connaissance de la Résistance » écrit-elle après la tenue du Congrès national de l’ANACR en novembre dernier.

 

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 Jacques VARIN 

Conclusion

INTERVENTION DE JACQUES VARIN AU CONGRES DE LIBE-PTT.

 

 

En cette année 2009 et en 2010, notre activité va être déterminée à la fois par leur spécificité car ce sont celles des 65èmes anniversaires de la publication du Programme du CNR, de la Libération et de la victoire sur les fascismes hitlérien et japonais, ainsi que par leur prise en compte par le récent congrès national de l’ANACR à Marseille en novembre dernier conjointement à la réaffirmation à ce congrès de la nécessité de relancer notre bataille pour l’obtention de la Journée Nationale de la Résistance le 27 mai et celle, alors que les rangs des Résistants s’éclaircissent hélas de plus en plus, de renforcer ceux des Ami(e)s de la Résistance, en étant particulièrement attentifs dans le développement de notre activité au pluralisme de notre association et à sa spécificité, qui est de «passer la mémoire» de manière la plus authentique qui soit les combats des Résistant(e)s et les valeurs qui les motivèrent.

Notre congrès a été un succès, avec la participation constante aux travaux de près de 600 délégués et quelques 700 participants à la séance d’ouverture. Et ses travaux ont été fructueux.

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INTERVENTION DE JACQUES VARIN

 

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Les camarades debout chantent le "Chant des Partisans"

 

C'est sur "La Marseillaise" que ce termine notre assemblée générale.


La Marseillaisee
envoyé par antidogme

 

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Dépôt de gerbe

Suzanne GATELLIER, Michel CHASSAGNE, Yvette CROS

Suzanne GATELLIER, Michel CHASSAGNE, Yvette CROS ont déposé la gerbe de Libération Nationale PTT devant la stèle commémorative.

Le dépôt de gerbe a été suivi d'un apéritif, puis du traditionnel banquet fraternel.

        

                                              Jean BLANCHON                                                               Christiane CARTON                                                    Robert DUPONT

 

MENU Amadeus  

  Tomate fraîcheur feta basilic

  Chiffonnade de jambon de pays                        

  Fricassée de volaille au curry

Riz basmati

Plateau de fromages fermiers

 Religieuse au chocolat

Vin et café compris                (1 bouteille pour  4 personnes)          

Champagne      

         

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